Triennale de Setouchi 2019 – Deuxième Partie – Ogijima

Il est vraiment temps que je vous raconte ma deuxième visite de la Triennale de Setouchi 2019, ne trouvez-vous pas ?

Je pourrais aussi vous dire que oh la la, ce blog est un peu en hibernation en ce moment, et que je suis désolé et que promis je ne recommencerai plus, mais je déteste quand les articles de blogs commencent ainsi, et le fait est que j’ai peur qu’il ne soit pas beaucoup plus actif dans les semaines à venir. Toutefois, si vous ne le faites déjà et pour vous tenir à jour, je reste très (trop ?) actif sur les médias sociaux, à savoir Facebook, Twitter, Instagram, et le tout récent groupe Facebook dédié aux îles de Setouchi, Takamatsu, Kagawa et plus que je vous invite chaudement à rejoindre si vous ne l’avez déjà fait.

Donc pour cette deuxième journée (qui s’est déroulée le 28 avril 2019) nous sommes allés sur Ogijima bien entendu.

Mais avant de continuer, si jamais vous n’avez pas encore lu le compte-rendu de ma première journée au festival, je vous invite à rattraper votre retard :

Je crois que depuis ma toute première visite de la Triennale en 2010, c’est une peu une tradition que de passer ma première journée de festival sur Ogijima. Mais cette année, il y avait un événement à ne pas rater sur Ogijima le dimanche (troisième jour de la Triennale, deuxième jour pour moi), il fut donc décidé que cette année la tradition ne serait pas respectée, et qu’Ogijima ne me verrait qu’un jour plus tard (après tout, ce n’est pas très très important).

Quel était donc cet événement inratable ? La « danse des bateaux » de Team Ogi avec les Seppuku Pistols en invités d’honneur !

Pour mémoire, la toute première venue des Seppuku Pistols dans la région était dans pratiquement les mêmes circonstances : sur Ogijima, pour l’ouverture du festival 2016 et avec la danse des bateaux de Team Ogi. D’ailleurs, ils ont tellement aimé la région et les îles, qu’ils reviennent au moins une fois par an depuis, parfois deux (ils en profitent aussi pour faire le Pèlerinage de Shikoku quand ils ont le temps – ils doivent en être à leur troisième ?).

Si vous voulez vous remémorer cette journée de 2016, j’ai ce qu’il vous faut :

La « danse des bateaux » de cette année était très spéciale parce qu’il s’agissait très certainement de la toute dernière. Voyez-vous le premier projet de Team Ogi, celui datant de 2013 et qui consistait à peindre divers bateaux de pêcheurs de l’île, ne fait plus officiellement partie de la Triennale, et donc le projet ne reçoit plus d’argent du comité organisateur. Quand les peintures des bateaux sont rénovées, c’est désormais avec l’argent du propriétaire du bateau, et la danse des bateaux de cette année a été financée par crowd-funding (essence, publicité, ossetai (petits cadeaux), sécurité, etc). Il est donc très très peu probable que la chose soit renouvelée dans le futur. 🙁

Mais si vous n’êtes pas lecteurs de longue date, vous vous demandez peut-être ce qu’est cette danse des bateaux ?

Il s’agit d’une vieille tradition d’Ogijima (et d’ailleurs ?) qui avait été redémarrée par Team Ogi en 2013.
Il y a longtemps, quand les pêcheurs de l’île avaient fait une pêche exceptionnelle, ils revenaient ensemble au port, en formant une flotte, puis tournaient devant le port en faisant autant de bruit que possible, à la fois pour célébrer mais aussi pour appeler les autres villageois et les faire descendre jusqu’aux quais et prêter main-forte pour décharger les poissons des bateaux.

En 2013 donc, Team Ogi a recréé la tradition pour célébrer la Triennale de Setouchi. La danse des bateaux se déroula donc à l’ouverture de chaque session du festival en 2013, ainsi que pour le tout premier et tout dernier jours du festival en 2016.

Si vous voulez voir les festivités des années précédentes, en plus du lien ci-dessus, il y a aussi ceux-ci :

Cette année, heureusement le temps était parfait (contrairement à l’automne 2016 où le vent était trop fort et les bateaux n’avaient pas pu trop s’éloigner du port), mais malheureusement (contrairement à l’automne 2016 toujours), je n’étais pas dans un bateau.

Meon part pour Takamatsu, la danse des bateaux peut démarrer.

 

J’ai filmé la chose avec mon nouvel appareil-photo, et c’était la toute première fois que j’utilisais la fonction vidéo. Je ne la maîtrise pas encore totalement (j’ai découvert que la vidéo pause à chaque fois que je prends une photo pendant que je filme, oups):

Puis, une fois tout le monde rentré à bon port, les Seppuku Pistols ont fait un mini-concert :

Leur performance fut un peu plus brève qu’à leur habitude (oui bon c’est relatif, ils venaient de passer pas mal de temps sur les bateaux de Team Ogi), en partie parce qu’ils étaient attendus sur Shodoshima dans l’après-midi. Voici d’ailleurs une vidéo (qui n’est pas de moi puisque j’étais à Ogijima) de leur performance dans Love in Shodoshima à laquelle j’aurais vraiment aimé assister :

Et si leurs concerts passés vous intéressent, vous pouvez les retrouver dans les vieux articles du blog.

Vous pouvez aussi les suivre sur Twitter et Instagram.

Si le projet original de Team Ogi ne fait plus partie de la Triennale, c’est aussi parce qu’ils en ont un tout nouveau cette année : Takotsuboru.

Je vais vous expliquer un petit peu.

Commençons par le nom de l’œuvre qui peut se traduire par « piéger des pieuvres« .

Ensuite, il faut savoir que Team Ogi a été fondée par mon vieil ami Yoshifumi Oshima (sauf oubli de ma part, il est la première personne dont j’ai fait la connaissance au Japon en dehors de ma belle-famille) et avant Team Ogi, il avait fondé Onba Factory que vous connaissez peut-être déjà si vous ne lisez pas ce blog pour la première fois.

À mon avis, Onba Factory est l’œuvre la plus importante de la Triennale de Setouchi, parce qu’elle incarne le mieux ce pourquoi ce festival existe. Aux yeux des visiteurs de plus en plus nombreux, il s’agit d’un festival d’art contemporain qui est cool, original, formidable, etc, essentiellement parce qu’il ne se déroule pas dans une grande métropole mais sur une multitude de petites îles au milieu de nulle part. C’est tout à fait vrai, mais il ne faut pas oublier que c’est bien plus que ça. Si ce festival se déroule là et pas ailleurs, c’est pour une raison bien spécifique.
Comme vous le savez, le Japon connaît une crise démographique de plus en plus préoccupante et quand on visite ou vit dans les grandes métropoles, on ne se rend pas toujours bien compte de la gravité de la chose. En effet, dans ces lieux, la population est souvent plus jeune que la moyenne, voire même augmente dans les très grandes villes. Et si la population de ces villes augmente alors que la population du pays dans son ensemble baisse, je vous laisse imaginer deux minutes ce qu’il se passe dans les zones rurales. Dans la plupart des zones rurales reculées, il n’est pas juste question de population qui baisse, il est question de villages et communautés entiers qui disparaissent, qui meurent, littéralement.

Et les îles de Setouchi sont parmi les lieux les plus affectés, car de par leur géographie, elles sont encore plus isolées que bien des villages.

Le but premier de cette Triennale est dans son sous-titre : « Restauration de la Mer ». En d’autres termes, il s’agit de non seulement les empêcher de mourir, mais de revitaliser ces îles. Le tourisme est le premier élément de cette revitalisation, mais il n’est surtout pas le seul, et aucune revitalisation ne peut être durable si elle ne repose que sur celui-ci. L’art du festival se doit aussi de redynamiser les communautés, de les rendre attractives pour que de nouveaux venus puissent vouloir s’installer sur les îles, sur le long terme.

Or, Ogijima est certainement l’île de la région où cette revitalisation fonctionne le mieux (pour mémoire, environ 60 nouvelles personnes sont venues vivre sur l’île depuis 2013), et l’élément déclencheur a été Onba Factory, une œuvre qui s’inscrit dans la culture et la vie quotidienne de la communauté où elle est située, une œuvre qui les redynamise, littéralement.

Comme Onba Factory se focalise sur les femmes de l’île, en 2013, quand Team Ogi fut créée, il fut décidé que le premier projet se focaliserait sur ses hommes, en particulier ses pêcheurs. D’ailleurs, le nom même Team Ogi souligne ceci. En effet, le « Ogi » d’Ogijima s’écrit ainsi en japonais 男木 et veut dire « arbre masculin » (à l’origine, l’écriture était différente et Ogijima voulait dire « île de l’éventail », mais ce sera une histoire pour une autre jour). Par contre, le « Ogi » de Team Ogi s’écrit 男気 et veut dire « esprit chevaleresque » mais dans un sens très masculin. Quel rapport avec les pièges à pieuvres ? Il est encore très ténu, mais patience, nous allons y venir.

Donc, en 2010, l’idée principale d’Onba Factory était de reprendre un élément important de la vie quotidienne des femmes de l’île et de le transformer en œuvre d’art, les Onba.
En 2013, l’idée de Team Ogi fut de reprendre un élément important de la vie quotidienne des hommes de l’île et de le transformer en œuvre d’art, les bateaux de pêche.

Comme je le disais quelques lignes au-dessus, depuis 2014, ce sont des dizaines de nouveaux arrivants que l’île a accueilli et parmi eux, un nombre non-négligeable d’enfants. Assez pour que l’école puisse rouvrir. Ces deux dernières années, pas moins de quatre enfants sont nés sur l’île, chose qui n’était pas arrivée depuis des décennies.

Donc cette année, l’idée de Team Ogi était de faire quelque chose pour les enfants de l’île. Et une chose que l’on trouve partout au Japon, mais qui manque terriblement sur Ogijima, c’est un terrain de jeu. Contrairement à 2010 et 2013, il n’est donc plus question de transformer un élément existant de l’île, mais d’en créer un nouveau. Un nouveau qui respecte la culture et l’identité d’Ogijima. Vu que l’œuvre allait être située dans le port, le piège à pieuvres s’est présenté comme une évidence (vu qu’il y en a déjà des dizaines, sur place, juste plus petits).

Et voici donc le résultat :

 

Après que les festivités du port se soient achevées, nous n’avons pas visité beaucoup d’œuvres d’art, il y avait juste trop de monde. Une personne de l’organisation et de mes connaissances avait estimé le nombre de visiteurs sur l’île ce jour-là à environ 600 personnes (pour rappel, l’île à 170 habitants environ). Nous sommes dans des chiffres similaires à ceux de la dernière semaine d’octobre 2010, à la fin de la première triennale quand les îles furent prises d’assaut par ce qu’il semblait être au moins la moitié du Japon. Il s’agissait probablement du record du plus grand nombre de visiteurs sur Ogijima en une journée.

Toutefois, en se baladant aux bons endroits et aux bons moments, nous avons pu tomber sur quelques œuvres où l’on pouvait rentrer sans faire la queue (il fallait quand même les partager avec un certain nombre d’autres visiteurs, on ne peut pas tout avoir).

Conseil : par jour d’affluence sur Ogijima, une grosse dizaine de minutes avant l’arrivée d’un ferry est un bon moment pour avoir un peu de calme dans le village, beaucoup de visiteurs sont au port en train de faire la queue pour rentrer à Takamatsu ou se rendre à Megijima, et la fournée suivante est encore à bord du bateau.

La toute nouvelle installation de Takeshi Kawashima & Dream Friends  : The Space Flower – Dance – Ring:

Une sorte de suite en couleur de l’œuvre du même auteur qui la précéda : Kaleidoscope Black & White.

 

J’ai aussi pu voir le nouveau Sea Vine !

Pour mémoire, Sea Vine est une des toutes premières œuvres de l’île datant de 2010, et si je me souviens bien, c’est aussi la toute première œuvre en intérieur que j’ai vue sur Ogijima. Mais l’an dernier, elle avait été démontée à ma grande surprise. Sauf qu’elle nous revient cette année dans une nouvelle version. En gros, Haruki Takahashi a créé une nouvelle sculpture en gardant les mêmes concept et techniques (l’œuvre est entièrement en céramique), et elle est tout aussi formidable que l’originale. Le nom a légèrement changé, puisque maintenant elle s’appelle en fait Sea Vine: on the shoreline (ce qui peut se traduire par Liane de Mer: sur le rivage).

 

Memory Bottle de Mayumi Kuri n’est pas une nouvelle œuvre (elle date de 2013), mais elle reste l’une de mes préférées de toute la Triennale, donc si je passe devant qu’elle est ouverte et qu’il n’y a pas de queue, hors de question de ne pas la visiter. Quoique, j’aurais dû prendre mon mal en patience, il y avait un peu trop de monde dedans pour vraiment l’apprécier pleinement, surtout que le bénévole de Koebi-tai à l’entrée devait être débutant et n’osait pas limiter le nombre de visiteurs, au point que quand ce fut mon tour d’entrer, je le fis de moi même (à la surprise des gens attendant derrière moi – j’espère qu’ils ont compris pourquoi).

 

Le reste de la journée fut passée avec les amis, de longue date ou récemment rencontrés (voir le post précédent où je vous présente un résident temporaire de l’île des plus intéressants).

Ogijima’s Soul de Jaume Plensa

 

La queue pour Meon (le ferry) dans le milieu de l’après-midi :

Et la queue en fin d’après-midi (j’étais dedans cette fois) :

Heureusement, l’époque de moments de panique (de la part du staff comme des visiteurs) quand le dernier bateau commençait à être rempli et que la file d’attente sur le quai était encore longue (chose arrivée plusieurs fois en 2010) est bel et bien révolue. Maintenant, tout le monde sait à quoi s’attendre, et vous ne serez pas abandonnés sur l’île si le dernier bateau est plein (sauf si vous le ratez parce que vous étiez en retard, cela va sans dire).

Par exemple, ce jour-là, les deux Meons ont tourné toute la journée, ce qui a permis de voir des choses inhabituelles, comme voir Meon au port de Megijima alors que l’on est soi-même à bord de Meon :

J’ai fait allusion à 2010 deux ou trois fois dans cette article. J’explique un peu plus en détails la raison.
En 2010, quand la toute première Triennale de Setouchi fut organisée, les prédictions les plus optimistes espéraient 300 000 visiteurs, sans être certains de les atteindre. Pour mémoire, à l’époque, le festival se déroulait sur trois mois d’affilée (août, septembre, octobre).
Oh, ils ont accueilli 300 000 visiteurs… fin septembre environ. Et ensuite octobre arriva, et avec lui, presque 600 000 visiteurs de plus ! Oui, plus d’un demi-million de personnes a soudain « envahi » ces îles inconnues et qui tombaient jusque là peu à peu dans l’oubli. Comme c’était la première édition, la Triennale n’était pas encore connue (je parle ici au Japon, à l’étranger, elle était totalement inconnue, à cette époque, je ne croisais pas plus d’un ou deux étrangers par jour environ), août et septembre n’ont pas les meilleures conditions climatiques pour aller s’aventurer sur des îles que l’on ne connaît pas voir un tout nouveau festival (août est très chaud, et septembre est la vraie saison des pluies de la préfecture de Kagawa). Mais en octobre, le bouche à oreille (un début de couverture médiatique aussi ?) a fait son travail, et c’est rapidement devenu le lieu à visiter du début de l’automne et plus la date de fin approchait, plus le nombre de visiteur augmenta. Le festival allait-il avoir une suite ? Nul ne le savait encore, donc il fallait y aller avant qu’il ne se termine.

Jamais auparavant (ni après pour certaines d’entre elles) les îles n’avaient vu autant de visiteurs, et je vous rappelle que c’était à une époque où la plupart n’en recevaient pratiquement aucun en temps normal. Tout le monde fut pris au dépourvu, il avait été impossible de prévoir une telle affluence, et rien n’était prêt pour y faire face. Les moments les plus difficiles furent souvent les heures du dernier ferry pour rentrer à Takamatsu, et il arriva plusieurs fois que des gens ne puissent pas quitter l’île quand le dernier bateau s’est retrouvé plein. Il n’y avait tout simplement pas de bateau supplémentaire pouvant les ramener. Je ne parle même pas de trajet supplémentaire de prévu, mais bel et bien concrètement de bateau, de véhicule disponible. J’imagine que quand c’était possible, le ferry régulier fit un trajet de plus, mais ça a du être plus souvent l’exception que la norme.

Si, je ne vivais pas encore ici, je me trouvais toutefois sur place une semaine environ avant la fin du festival, et j’ai vu de mes propres yeux certains de ces problèmes. Mais je dois aussi souligner le boulot herculéen que les bénévoles de Koebi-tai ont accompli à cette époque-là (et accomplissent toujours de diverses manières aujourd’hui). Je sais que la plupart du temps, les visiteurs ne font pas trop attention à eux ou pensent que leur travail se limite plus ou moins à tamponner les Passeports à l’entrée des œuvres d’art, mais n’oubliez jamais que si la fin de la Triennale ne fut pas une catastrophe en 2010 et que tout marche plus ou moins sur des roulettes depuis (ou du moins si vous ne voyez pas les problèmes quand il y en a) c’est grâce à eux – et je le répète, presque tous ceux que vous voyez sur le terrain sont bénévoles. N’oubliez jamais de les remercier ou simplement un sourire et un bonjour quand vous en avez l’occasion.

Revenons à notre petit historique :

Riches de cette expérience de 2010, pas mal de choses ont changé en 2013 (et sont restées les mêmes depuis), y compris diviser le festival en trois sessions saisonnières, essentiellement pour que la chose soit moins éprouvante pour les résidents des îles qui sont très âgés pour la plupart, ne l’oublions pas. Et depuis les choses se déroulent sans trop de problèmes.

Toutefois cette année, il fut décidé de retarder le début du festival. Au lieu de voir la session de printemps se dérouler entre mars et avril, elle a eu lieu entre avril et mai, son début coïncidant avec Golden Week. La raison est très certainement que si en 2013 la fréquentation a continué d’augmenter pour passer la barre du million de visiteurs, elle a un peu stagné en 2016, et donc les organisateurs veulent une nouvelle augmentation de la fréquentation. Faire coïncider le festival avec Golden Week va sûrement les aider à atteindre ce but, même si la publicité qu’a eu la Triennale à l’étranger cette année va aider encore plus. Le fait est que la fréquentation japonaise ne va plus trop augmenter je pense. L’effet nouveauté est passé et ne reviendra plus, toutes les personnes au Japon potentiellement intéressées sont déjà venues. À partir de la prochaine édition, je doute très fortement qu’il reste beaucoup de visiteurs japonais qui viennent pour la première fois (à part des jeunes). Mais nous parlerons du futur du festival une autre fois. Revenons à nos moutons.

Donc cette année, le comité exécutif a décidé que la Triennale se déroulerait pendant Golden Week, et l’effet escompté a bien eu lieu : la fréquentation des îles pendant cette semaine dorée très spéciale puisqu’elle dura 10 jours pour cause de changement d’empereur est revenue à des niveaux similaires d’octobre 2010. Bien pour les chiffres, pas forcément aussi bien pour la qualité de l’expérience. Contrairement à 2010, l’organisation savait à quoi s’attendre, et tout à l’air de s’être bien déroulé, mais… Il y avait juste trop de monde à mes yeux… C’est pour cela qu’ayant la chance de pouvoir étaler mes visites tout au long des trois sessions, j’ai décidé de le faire. Tant pis, si je n’ai pas la primeur des récits de visites sur internet (quoique je ne vois pas grand chose passer sur le web francophone cette année, les visiteurs francophones se seraient-ils raréfiés alors que le pourcentage d’étrangers à explosé ? quoique les connaissant, j’imagine que pas mal vont venir cet été pour cause de grandes vacances, nous verrons).

Voila, c’est tout pour aujourd’hui, comme vous le voyez, il me reste encore beaucoup d’œuvres à (re)découvrir sur Ogijima, mais vous vous doutez que ce sera loin d’être mon seul voyage sur l’île pendant cette Triennale de Setouchi (j’ai déjà du y retourner environ quatre fois entre la visite que je viens de vous narrer et le moment où je tape ces lignes) :

À suivre…

 

 

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