Setouchi Triennale – Informations générales et guide pratique

 

La Setouchi Triennale est l’un des événements artistiques et culturels majeurs du Japon. Elle se déroule tous les trois ans sur une douzaine d’îles de la partie orientale de la Mer Intérieure de Seto.

Sur cette page, vous trouverez tout ce dont vous aurez besoin pour mieux comprendre ce dont il s’agit, ainsi qu’une série d’informations pratiques et de conseils pour préparer votre visite de la Triennale.

 

Qu’est-ce que la Setouchi Triennale ?

La Setouchi Triennale est un festival d’art contemporain qui se tient tous les trois ans sur des îles de la Mer Intérieure de Seto depuis 2010.

Le terme « art » doit être pris ici au sens très large de l’appellation. Le festival est certes un festival d’art contemporain, mais d’autres domaines culturels tels que l’architecture, la musique, le théâtre, mais aussi les cultures traditionnelles et locales, l’artisanat, la cuisine, et d’autres encore, y ont aussi une place de choix.

La Setouchi Triennale est l’événement principal d’un projet culturel de plus grande échelle nommé Art Setouchi.

De plus, il ne faut pas la confondre avec Benesse Art Site Naoshima. Les sites artistiques situées sur Naoshima font bien entendu partie de la Setouchi Triennale et d’Art Setouchi, mais elles n’en sont qu’un élément, pas même le plus important – juste le plus célèbre, en particulier en Europe. Si vous souhaitez mieux comprendre la différence entre ces différentes appellations bien souvent imbriquées, je vous conseille la lecture de cet article.

 

Nomenclature:

Puisque nous sommes dans les appellations, sachez que le nom original du festival est 瀬戸内国際芸術祭 en japonais. Cela se lit Setouchi Kokusai Geijutsu-sai et ça veut dire Festival International d’Art de Setouchi. Son nom officiel international (en nippo-italo-anglais) est Setouchi Triennale comme vous le savez probablement déjà. Il n’a pas de nom officiel en français, mais l’appellation Triennale de Setouchi semble la plus logique et vous la trouverez utilisée de temps à autres ici ou là. Dans le présent site, l’appellation officielle internationale et l’appellation officieuse française sont utilisées indifféremment (autrefois, j’utilisais plutôt l’appellation française, mais ces dernières années, l’appellation internationale semble se généraliser sur le web francophone, donc ici aussi).

Un autre point très important puisqu’il est question de nomenclature, parlons de prononciations :

  • Setouchi, ça se prononce [Séto-outchi]. Et surtout pas « c’est tout chi » comme je l’entends parfois. 😉
  • Et en théorie Triennale devrait se prononcer à l’italienne [triennalè ?] mais personne ne vous en tiendra rigueur si vous ne le faites pas, et le prononcez à la française (il peut arriver que l’on s’en étonne).
  • Une dernière chose, vous entendrez parfois des locaux (surtout ceux impliqués dans le festival) parler de Setogei [Sétoguê]. Il s’agit du surnom local du festival, parce que dire Setouchi Kokusai Geijutsu-sai à chaque fois, c’est un peu long quand même.

 

Love in Shodoshima par Wang Wen Chich (2019)

 

Où se déroule la Setouchi Triennale ?

Elle se déroule dans la partie orientale de la Mer Intérieure de Seto, plus précisément dans les lieux suivants (douze sites sont dans la Préfecture de Kagawa et deux se trouvent dans celle d’Okayama).

Douze îles :

Deux ports :

  • Takamatsu (si l’art n’est jamais trop loin du port, il n’est toutefois pas uniquement dans celui-ci)
  • Port d’Uno (municipalité de Tamano, préfecture d’Okayama)

 

Quand se déroule la Setouchi Triennale ?

La triennale est habituellement divisée entre trois sessions suivant les saisons (sauf l’hiver, il fait trop froid pour aller crapahuter sur les îles en hiver).

Les dates pour la prochaine édition en 2022 sont les suivantes :

  • Printemps  – du 14 avril au 18 mai.
  • Été – du 5 août au 4 septembre.
  • Automne – du 29 septembre au 6 novembre.
Liminal - air - Core de Shinji Ohmaki
Liminal – air – Core de Shinji Ohmaki (Takamatsu, 2010)

Mais au fait, pourquoi la Setouchi Triennale existe-t-elle ?

La Setouchi Triennale n’est pas uniquement un festival d’art. La raison pour laquelle un tel événement culturel se tient loin de toute grande ville et dans cette région aux îles pas toujours facile d’accès n’est pas anodin. Cette région est riche en histoire et culture. La Mer Intérieure de Seto a été le cœur du Japon pendant de nombreux siècles avant d’être durement touchée par l’exode rural depuis l’industrialisation du pays, et encore plus depuis la reconstruction d’après-guerre. La dépopulation que connaît actuellement le Japon dans son ensemble pourrait être le coup fatal porté à ces îles, et la Triennale a pour but d’empêcher cela et de revitaliser la région grâce à l’art et à la culture.

Fram Kitagawa, un directeur artistique influent, voire même le plus influent du pays, avait lancé avec succès un projet similaire dans la préfecture de Niigata en 2000. Après avoir rencontré Soichiro Fukutake, le fondateur de Benesse Art Site Naoshima, ils ont décidé ensemble de débuter un festival dans le même esprit qui serait situé sur les îles de la préfecture de Kagawa, dans la mer intérieure de Seto. Le succès de la première édition en 2010 a dépassé toutes les attentes, et n’a cessé de croître à chaque édition. Aujourd’hui, la Setouchi Triennale est devenue le plus grand festival artistique du Japon et ne cesse de gagner en notoriété dans le reste du monde.

Grâce à ce succès, de nouveaux habitants – très souvent jeunes – se sont installés sur les îles et ils contribuent à revitaliser les communautés de chacune d’elles. La plupart d’entre eux ayant totalement intégré ses communautés et sont devenus le sang neuf dont elles avaient grandement besoin.

Même si la lutte contre le dépeuplement se poursuit encore et toujours, les choses s’améliorent depuis quelques années, pour la première fois depuis des décennies, et ceci grâce au succès de la Triennale.

 

Qu’y a-t-il à voir à la Setouchi Triennale ?

Chaque festival permet de découvrir entre 100 et 200 œuvres d’art réparties sur les 14 sites. Certaines sont permanentes et restent à disposition des visiteurs d’un festival à l’autre et tout au long de l’année, d’autres sont éphémères et n’existent que le temps d’un festival, parfois même d’une seule saison.

Je vous conseille de vous rendre sur cette page pour plus d’informations sur les œuvres d’art de Setouchi, ainsi qu’un mini-guide les recensant. J’essaie de maintenir le guide à jour autant que possible, mais il peut arriver que certaines informations soient caduques ou erronées. Je vous prie par avance de bien vouloir m’en excuser.

Guide des Œuvres d’Art de Setouchi

 

Comment s’y rendre ?

Bien évidemment, tout dépend de votre point de départ.

Si vous êtes déjà au Japon, le moyen le plus simple sera certainement le train. Le shinkansen vous emmènera jusqu’à Okayama et de là, vous pourrez prendre un autre train pour Takamatsu ou le Port d’Uno, les deux points d’accès principaux aux îles.

Si vous préférez l’avion, l’aéroport de Takamatsu a des vols directs depuis Narita, Haneda et même Okinawa tous les jours, voire plusieurs fois par jour.

Si vous êtes à l’étranger, sachez aussi que l’aéroport de Takamatsu est un aéroport international avec des vols pour et depuis Hong Kong, Séoul, Shanghai et Taipei. En d’autres termes, si vous êtes en Europe, vous pourrez vous rendre à Takamatsu en passant par l’une de ces quatre villes et sans avoir à faire de détour par Tokyo. Si vous atterrissez à Kansai, un bus direct vous emmènera depuis l’aéroport jusqu’à la gare de Takamatsu, située à deux minutes à pied du port.

 

Memory Bottles de Mayumi Kuri
Memory Bottle de Mayumi Kuri (Ogijima, 2013)

 

Où loger ?

Vous imaginez certainement vous installer dans un minshuku (sorte de chambre d’hôtes japonaise) sur l’une des îles, aller passer la journée sur une île différente chaque jour et rentrer à votre « camp de base » le soir. Si cette idée peut faire rêver a priori, elle est malheureusement loin d’être réaliste. Une des conséquences de la dépopulation de la région est que les îles ne sont que peu ou pas connectées les unes aux autres. Certes, durant la Triennale, des bateaux supplémentaires circulent ici ou là, reliant des îles qui ne le sont pas habituellement, mais établir sa base sur une des îles restera un casse-tête d’organisation et ne sera vraiment pas pratique. Vous courez le risque de passer autant de temps dans les ferries et à les attendre au port de Takamatsu que sur les îles à visiter des œuvres d’art.

Le meilleur lieu où loger pendant la Setouchi Triennale reste Takamatsu. La ville est le « centre » de la Triennale, dans le sens où c’est le seul endroit d’où vous pouvez accéder directement à tous les autres sites (sauf Inujima). Et, vu sa taille, certes modeste à l’échelle japonaise mais quand même non-négligeable, elle est aussi le lieu où vous aurez le plus de choix d’hôtels, de restaurants et autres.

Ceci étant dit, si vos talents d’organisation ne sont plus à prouver, et que vous pouvez assez bien communiquer en japonais, vous pouvez aussi aller d’île en île sans avoir de « base » où rentrer tout les soirs. C’est-à-dire, visiter une île un jour, y dormir, partir le lendemain pour un autre, y dormir, etc. Si vous choisissez cette option, elle est réaliste si vous vous sentez de faire autant de recherches et de réservations différentes que vous passerez de nuits dans la région. Le jeu peut en valoir la chandelle. Cela vous permettra aussi de découvrir les îles de nuit, chose dont peu de visiteurs font l’expérience.

Je vous conseille de lire cet article pour plus de précisions sur le sujet.

 

Naoshima Pavilion de Sou Fujimoto
Naoshima Pavilion de Sou Fujimoto (Naoshima, 2015)

 

Acheter un « Triennale Passport » ou pas ?

Avertissement : les informations suivantes concernent la Triennale de 2019. Même s’il est très probable qu’il y aura aussi un Triennale Passport en 2022, les modalités de son fonctionnement sont encore inconnues.

Le Triennale Passport permet d’accéder gratuitement une fois à la majorité des œuvres payantes de la Setouchi Triennale.

En aurez-vous besoin ? Cela dépendra essentiellement de la durée de votre séjour et surtout de combien d’œuvres d’art vous souhaitez voir et visiter.

Sachez qu’il existe deux types de « passeports », un valable pour tout le festival et un autre valable uniquement pour une session.

Le passeport valable pour les trois sessions (printemps, été, automne) coûte 3800 yens pour les adultes (si vous l’achetez à l’avance, 4800 yens si vous l’achetez sur place) et 3000 yens pour les lycéens (la Triennale de Setouchi est gratuite pour les moins de 15 ans).

Le passeport valable pour seulement une session coûte quant à lui 4000 yens (2500 pour les lycéens, gratuit pour les moins de 15 ans).

Pour vous donner une idée, voici les prix d’accès des différentes œuvres d’art et installations si on y accède individuellement.

  • Les œuvres en extérieur sont bien entendu gratuites.
  • L’accès aux œuvres individuelles (habituellement dans des maisons autrefois abandonnées et rénovées) coûte 300 yens.
  • L’accès à certains lieux coûte parfois 500 yens.
  • L’accès aux musées coûte entre 1000 et 2000 yens environ (avec le passeport certains musées sont gratuits, d’autres à prix réduit – attention toutefois, le Chichu Art Museum et le Teshima Art Museum ne sont pas inclus dans le passeport en 2019).

Donc, pas besoin de vous lancer dans des calculs plus ou moins compliqués ; à moins que vous ne passiez qu’une seule journée sur une seule île et que vous ne visitiez que peu de lieux, l’achat d’un Triennale Passport sera toujours une bonne idée (visiter tout l’art d’une seule île peut revenir plus cher que l’achat du passeport).

Si jamais vous avez un doute (peut-être ne resterez vous que deux journées ?) voici les coûts (par île) pour visiter tout l’art. Notez que ces coûts sont approximatifs et pas du tout contractuels, il se peut que des changements aient eu lieu à mon insu).

  • Naoshima : 6600 yens (notez que même avec le Passport, vous devrez payer pour entrer dans certains musées)
  • Teshima : 5600 yens (notez que même avec le Passport, vous devrez payer pour entrer dans certains musées)
  • Ogijima : 3300 yens
  • Shodoshima : 6000 yens environ
  • Oshima : 300 yens (?)
  • Inujima : 2060 yens
  • Megijima : aux alentours de 3500 yens
  • Shamijima : environ 1000 yens
  • Honjima : environ 2000 yens
  • Awashima : environ 2000 yens
  • Takamijima : environ 3000 yens
  • Ibukijima : environ 1000 yens
  • Takamatsu : environ 2000 yens
  • Uno : moins de 1000 yens

 

Ogijima's Soul de Jaume Plensa
Ogijima’s Soul de Jaume Plensa (Ogijima, 2010)

 

Acheter un « Ferry Pass » ?

Avertissement : les informations suivantes concernent la Triennale de 2019. Même s’il est très probable qu’il y aura aussi un Triennale Passport en 2022, les modalités de son fonctionnement sont encore inconnues.

Il existe aussi un Ferry Pass valable trois jours consécutifs, coûtant 2500 yens (1250 yens pour les enfants – entre 6 et 18 ans ?) et permettant l’accès gratuit à un certain nombre de ferries liés à la Triennale.

Les ferries où le passe est utilisable sont les suivants (avec les prix normaux de traversée pour un aller-simple – prix non-contractuels, j’essaie de les maintenir à jour, mais il n’est pas impossible qu’ils changent) :

  • Takamatsu – Naoshima (Miyanoura) : 520 yens.
  • Uno – Naoshima (Miyanoura) : 280 yens.
  • Takamatsu – Uno : 690 yens.
  • Takamatsu – Megijima – Ogijima : 510 yens pour Ogijima, environ la moitié pour Megijima.
  • Uno – Teshima (Ieura) – Teshima (Karato) – Shodoshima (Tonosho) : respectivement 770, 290 et 480 yens pour chaque tranche.
  • Takamatsu – Shodoshima (Tonosho) : 690 yens.
  • Takamatsu – Shodoshima (Ikeda) : 690 yens.

Je vous laisse calculer s’il est avantageux pour vous de l’acheter selon vos projets de visite.

 

Onba Factory
Onba Factory (Ogijima, 2010)

 

Comment se rendre sur les îles ?

En ferry bien entendu, quoiqu’il existe des bateaux taxis (pas bon marché et plutôt rares). Si vous possédez votre propre bateau, il est bien entendu possible d’en servir pour accéder aux îles (mais si vous êtes dans ce cas, je suppose que vous connaissez mieux les modalités de la chose que moi).

Si vous choisissez le ferry (ce qui reste le plus probable), voici les ports accessibles depuis chaque île (Il y aura des bateaux spéciaux supplémentaires) durant la Triennale :

  • Naoshima : Takamatsu, Uno, Teshima, Inujima (via Teshima).
  • Teshima : Takamatsu, Shodoshima, Uno, Inujima, Naoshima
  • Ogijima : Takamatsu, Megijima
  • Shodoshima : Takamatsu, Teshima, Uno, Okayama, Hinade (Okayama), Himeji, Kobe
  • Megijima : Takamatsu, Ogijima
  • Oshima : Takamatsu
  • Inujima : Teshima, Naoshima, Hoden (Okayama)
  • Shamijima : accès en voiture ou en bus (depuis la gare de Sakaide) – l’île est rattachée à Shikoku depuis les années 60.
  • Honjima : Marugame, Kojima (Okayama)
  • Takamijima : Tadotsu
  • Awashima : Mitoyo
  • Ibukijima : Kan’onji

Pour plus de détails (horaires, prix, etc) je vous invite à consulter le site officiel.

Comment se déplacer sur les îles ?

Peut-être vivez-vous au Japon et possédez une voiture, peut-être en avez-vous loué une pour visiter le pays. Et maintenant, vous vous demandez si l’emmener sur les îles est une bonne idée ou non.

Vous pourriez aussi avoir envie d’y apporter votre vélo.

J’ai tout de suite envie de répondre que non, c’est une très mauvaise idée… Mais avec toutefois plusieurs bémols.

Tout d’abord sachez que sous l’appellation générique de « ferry » vous embarquerez sur des bateaux très différents les uns des autres : du gros ferry à plus de 500 places pouvant embarquer des semi-remorques, jusqu’à la navette de 50 places où un vélo ne rentrera pas.

Depuis Takamatsu vous pouvez mettre votre véhicule dans les ferries à destination de Naoshima, Megijima, Ogijima et Shodoshima uniquement. Depuis Uno, vous pouvez embarquer votre véhicule à destination de Naoshima, Teshima et Shodoshima. Je ne connais pas les tarifs exacts par contre, mais ils ne sont pas bon marché (il faut compter environ 10000 yens pour un aller simple, prix dépendant de la taille de votre véhicule).

Toutefois, c’est à mon avis tout simplement une très mauvaise idée que d’emmener sa voiture sur Naoshima, Megijima et Ogijima :

  • Sur Ogijima, elle vous sera tout simplement inutile, vous serez contraints de la laisser au port et donc de l’avoir embarquée pour rien.
  • Sur Megijima, elle vous sera utile uniquement pour monter à la grotte aux Onis (ou si vous souhaitez découvrir la « côte ouest » de l’île). Gardez à l’esprit qu’il y a un bus menant les gens à l’entrée de la grotte, et qu’il est tout à fait possible de s’y rendre à pied si on est en bonne santé (la grotte est au sommet d’une colline, mais absolument rien d’insurmontable).
  • Sur Naoshima, si une voiture peut-être utile pour se déplacer d’un coin à l’autre de l’île, c’est se garer à certains endroits qui peut poser problème. Par exemple du côté de la Benesse House, je ne pense pas y avoir jamais vu de parking sauf si vous êtes clients de l’hôtel. Il y en a un au Chichu Art Museum par contre.

En ce qui concerne les vélos, ils vous seront complètement inutiles sur Ogijima (sauf pour aller au phare de l’autre côté de l’île, et encore), peu utiles sur Megijima sauf pour faire le tour de l’île dans la campagne (pas de malentendu, un vélo est très utile sur Megijima, mais pas dans le cadre d’une visite de la Triennale de Setouchi), par contre, un vélo est probablement le meilleur moyen de transport pour visiter Naoshima (un peu trop grande pour la visiter à pied et les bus ont vite tendance à être surchargés en période de festival).

Qu’en est-il de Teshima et de Shodoshima ?

Shodoshima est une grande île, beaucoup plus grande que les autres îles de la région (regardez sur une carte pour vous faire une rapide idée) et si vous avez l’opportunité de pouvoir visiter Shodoshima en voiture, je vous le conseille chaudement. Par contre, le vélo sera réservé aux cyclistes avertis, une bonne partie de l’île est montagneuse.

Pour Teshima, une voiture peut-être utile, mais sauf exceptions je la déconseille, essentiellement parce que je pense que Teshima est une île qui se visite en prenant son temps. En voiture, vous manqueriez des petits coins charmants et tout aussi intéressants que les œuvres d’art voisines. En ce qui concerne les vélos, si la taille de l’île s’y prête, certaines pentes ardues seront impossible à monter pour qui n’est pas cycliste averti. Toutefois, notez la possibilité de louer des vélos électriques dans les ports d’Ieura et de Karato, ils sont probablement le meilleur moyen de visiter Teshima. Mais sachez que si vous ne venez pas avec le premier bateau, les chances d’en trouver à votre arrivée sont très faibles, ils sont en général pris d’assaut. Mais on peut en réserver à certains endroits.

Et les autres îles ?

  • Inujima se visite à pied.
  • Oshima aussi.
  • Shamijima se visite à pied. Toutefois, l’île ayant la particularité d’être rattachée à Shikoku, la voiture reste le meilleur moyen de s’y rendre. On peut aussi s’y rendre en bus depuis la gare de Sakaide.
  • Sur Honjima, une voiture peut-être utile, mais un vélo le sera beaucoup plus. Il y a aussi un service de bus.
  • La marche est le meilleur moyen de visiter Takamijima, Awashima et Ibukijima.
Teshima Art Museum de Ryue Nishizawa et Rei Naito
Teshima Art Museum de Ryue Nishizawa et Rei Naito (Teshima, 2010)

 

Est-il possible de visiter les îles avec un guide ?

Oui.

Depuis 2019, il est possible de visiter certaines îles avec un guide officiel. Il s’agit de visite de groupes qui durent une journée (pendant laquelle une ou deux îles seront visitées). Les visites se feront au départ de Takamatsu en bateau-taxi privé. Les prix varient d’une île à l’autre mais tournent autour de 10 000 yens par personne (tarif incluant le transport et les visites).

Notez que la plupart des visites se font en japonais, mais il y a aussi des visites avec des guides anglophones, voire en français, si il y a un groupe assez conséquent de francophones.

Plus d’informations sur les visites guidées seront postées en temps venu.

Combien de temps faut-il pour visiter les îles de la Setouchi Triennale ?

Vous avez peut-être lu ici ou ailleurs qu’environ une journée est nécessaire pour visiter les grosses îles, et une demi-journée pour les îles les plus petites.

N’en croyez rien !

Certes, si vous visitez uniquement les œuvres d’art et les installations, et ceci en vous dépêchant, en vous contrefichant de toutes les autres choses que les îles ont à offrir (ce qui serait très regrettable), et si vous avez énormément de chance avec les files d’attente, alors oui, ces estimations sont réalistes…

Par contre, si vous voulez aussi profiter de votre séjour sur les îles, sans courir, en les appréciant, en prenant en compte du fait que parfois il faut faire la queue, que vous vous perdrez peut-être au détour d’une rue, que vous aurez aussi envie de vous reposer, de prendre un verre, et bien d’autres choses, je vous conseille plutôt de suivre les estimations suivantes :

  • Naoshima : d’une journée et demi à deux jours.
  • Teshima : une journée est possible si vous êtes motorisés, sinon ajouter une demi-journée supplémentaire.
  • Inujima : on peut la visiter en quelques heures, mais votre temps sur l’île sera très dépendant des rares bateaux qui la desservent. Soyez bien sûr de prévoir l’heure de votre retour à l’avance. D’ailleurs, en arrivant sur l’île (sauf si vous venez du port de Hoden) il vous sera demandé quel est votre bateau de retour et on vous donnera un ticket pour celui-ci (un ticket pour « réserver » votre place, il vous faudra quand même acheter le ticket de retour si vous ne l’avez pas encore fait).
  • Ogijima : une demi-journée est suffisante pour l’art et seulement l’art, mais ce serait vraiment dommage de vous limiter à ça, n’oubliez pas que c’est l’une des îles les plus charmantes et les plus accueillantes de la Mer Intérieure de Seto.
  • Megijima : une demi-journée suffit.
  • Oshima : une visite d’Oshima dure environ deux heures.
  • Shodoshima : si vous n’avez pas de voiture, il vous faudra quatre ou cinq jours pour visiter tous les sites. En voiture, visiter l’île est peut-être possible en deux journées, en ne visitant que l’art (mais je vous ai déjà dit que c’était une très mauvaise idée). Mais que cela ne vous décourage pas. Visitez Shodoshima avec le temps dont vous disposez en acceptant de ne pas tout voir.
  • Shamijima : quelques heures suffisent.
  • Honjima : environ une journée.
  • Takamijima : une demi-journée devrait faire l’affaire.
  • Awashima : possible en une demi-journée, mais je vous conseille d’y passer un plus de temps.
  • Ibukijima : il ne faut pas la journée entière pour la visiter, toutefois, elle est très loin des autres îles, il n’y a pas tant de bateaux que ça, donc je vous conseille d’y passer plus ou moins la journée et de voir ce que l’île a à vous offrir.

Pour résumer, visiter les sept îles principales devrait vous prendre une dizaine de jours si vous voulez tout voir ou presque.

L’art de Shamijima n’est présent qu’au printemps, et quelques heures suffisent à la visiter.

Honjima, Takamijima, Awashima et Ibukijima n’intègrent le festival qu’à l’automne et il vous faudra entre trois et quatre jours pour les visiter.

Ceci étant dit, surtout si vous ne vivez pas au Japon, je comprends très bien que vous n’ayez pas tout ce temps à dévouer au festival. Dans ce cas, je vous conseille vraiment d’accepter que vous ne pourrez pas tout voir, et de ne quand même pas courir le plus rapidement possible pour essayer d’aller sur toutes les îles. Il vaut vraiment mieux que vous fassiez l’impasse sur certaines îles et que vous preniez tout votre temps sur les îles que vous aurez choisies, que vous les découvriez vraiment au lieu de sauter d’une œuvre à l’autre sans rien apprécier.

Parfois, sur internet, je discute avec des gens revenant du festival, ils y était parfois à peine quelques semaines auparavant. Et déjà, leurs souvenirs s’embrumaient. Ils ne se souvenaient plus trop de ce qu’ils avaient vus, tous les lieux se mélangeaient dans leur esprit. S’ils pouvaient parler de quelques œuvres, des îles ils ne pouvaient rien dire.

Avez-vous vraiment envie que ce soit ce qu’il reste de votre expérience une fois rentrés ?

 

The Star Anger de Kenji Yanobe
The Star Anger de Kenji Yanobe (Shodoshima, 2013)

 

Voila, c’est à peu près tout.

Je pense avoir répondu à la plupart des questions que vous vous posez certainement. Si j’en ai oublié, surtout n’hésitez pas à me contacter, je répondrai de mon mieux, et rajouterai les informations en question ici même.

 

Et puisque vous avez lu jusqu’ici, puis-je vous conseiller de :

 

 

 

FAQ

Il n’est pas uniquement consacré à la Setouchi Triennale, mais ce site comprend aussi une FAQ répondant à vos questions sur le festival ainsi que plus généralement sur Takamatsu et la Préfecture de Kagawa.

Foire aux Questions : Setouchi Triennale, Takamatsu, Kagawa, Pèlerinage de Shikoku et le reste

 

 

Crédits, Sources & Avertissements :

– Cette page et ce site ne sont aucunement officiels.
– Les opinions exprimées dans ce site sont uniquement les miennes.
– J’essaie de maintenir à jour toutes les informations comprises dans ce site, mais elles ne sont aucunement contractuelles. Des changements peuvent intervenir n’importe quand.

– Je n’utilise aucune source secondaire. Comprendre : je ne trouve pas mon contenu sur d’autres sites web à l’exception des ressources officielles. Toutes mes sources sont soit officielles, soit issues de mes expériences, visites et rencontres sur le terrain.
– Toutes les photos sont les miennes sauf mention spécifique.
– Si vous voulez utilisez partie du contenu de ce site (photos ou textes), je vous demanderai de me contacter à l’avance et dans tous les cas, de me citer comme source avec un lien de votre site vers cette présente page.

– Il se peut que j’utilise le poster ou les logos de la Setouchi Triennale de temps à autres sur ce site. Ils appartiennent au Comité Exécutif de la Triennale.

 

Si vous avez des questions ou des commentaires, contactez-moi.

 

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