Triennale de Setouchi 2019 – Sixième Partie – Ogijima

La Golden Week s’était enfin achevée, les foules étaient parties. Le nombre de visiteurs restait plus important qu’il y a trois ans, mais au moins les îles étaient redevenues plus calmes.

Pour l’occasion et ma sixième journée passée à visiter la Triennale de Setouchi 2019, je suis retourné sur Ogijima une troisième fois. Déjà… Il faut dire que les deux premières fois, je n’avais pas beaucoup visité les œuvres d’art. Cette fois-ci, c’était le but explicite de ce voyage.

 

La file d’attente pour acheter les billets avait repris des dimensions raisonnables… Oh, mais c’est Cathy ! Bonjour Cathy (elle allait m’accompagner pour les visites matinales, vous ne savez pas qui elle est, pourtant si vous visitez la Triennale de Setouchi et que vous ne lisez pas le japonais, si vous n’êtes pas totalement perdus, c’est un peu grâce à elle).

 

La frénésie des jours précédents avait bel et bien disparu du Sunport de Takamatsu et des ferries. Je ne dirais pas qu’ils étaient revenus à la normale, mais ils étaient clairement moins bondés et plus respirables. J’allais enfin pouvoir voir de l’art sur Ogijima sans avoir à faire de longues queues.

Car, s’il y a bien sûr bien plus de monde sur les îles de Setouchi pendant la Triennale, si vous y allez en semaine et en dehors des jours fériés, il est tout à fait possible de trouver des lieux calmes, voire même avec un peu de chance d’avoir quelques œuvres pour soi ou presque (à l’exception notable de Naoshima et Teshima, je crois que de nos jours, elles ne sont plus jamais « pas bondées » sinon au milieu de l’hiver).

Notre première visite de la journée fut The Sea Within – The See Within de Sarah Westphal. J’avais déjà eu la chance de la visiter quelques jours avant le début du festival, visite privée et guidée par Sarah elle même, et j’étais content de pouvoir enfin la revoir. Je n’ai malheureusement pris qu’une seule photo. La pièce où se trouve l’œuvre est sombre, donc j’ai pas trop insisté, de toutes façons, il s’agit d’une œuvre dont il faut faire l’expérience. Aucune photo ni description ne peut vraiment la retranscrire parfaitement. Donc ne la ratez surtout pas, elle fait partie de mes nouvelles œuvres préférées cette année. Surtout que malheureusement, je doute qu’elle devienne permanente (ce qui me fait penser qu’il faudra quand même que je prenne de nombreuses photos lors de mes prochaines visites).

 

De plus, si vous lisez l’anglais, je conseille de lire l’interview que j’ai faite de Sarah il y a quelques mois. Désolé, je n’ai pas eu le temps de traduire les interviews cette année 🙁 Peut-être une fois le festival terminé, mais je ne sais pas si ce sera encore vraiment pertinent.

Sarah Westphal on Ogijima

 

Il était déjà l’heure de déjeuner (oui bon, nous avons mangé tôt), nous nous sommes donc rendus à Ogikenohi, le café saisonnier de la Bibliothèque d’Ogijima, pour essayer leur nouveau curry fait avec plein de produits de l’île (pas le riz, les épices, probablement pas toutes non plus). L’ancien était délicieux et le nouveau tout autant. Il s’agit d’un curry au poisson, et ça fait partie des plats que je vous conseille chaudement de tester. Dites que vous venez de ma part, ce sont des amis. 😉

 

Après être passé devant une bonne douzaine de fois entre mars et mai, et avoir vu Goro Murayama travaillant dur à chaque fois au point que je n’ai jamais osé le déranger, j’ai enfin visité Generative wall drawing on Japanese paper house. Intéressante œuvre, pas déplaisante, mais je ne sais pas, elle ne me parle pas tant que ça. Un peu dommage vu la quantité de boulot qu’elle représente (je sais, la qualité d’une œuvre est toujours subjective et ne se juge pas à la quantité de boulot, mais quand même) :

 

Nous avons ensuite commencé à monter la colline le long de l’artère principale d’Ogicho (si, si, le village a une rue principale, la seule où les deux roues peuvent passer… pas les vôtres par contre, seulement ceux des habitants – ou du livreur de Yamato) pour arriver à Takeshi Kawashima & Dream Friends Gallery et y redécouvrir la nouvelle œuvre de Kawashima-sensei :
The Space Flower – Dance – Ring:

J’étais d’humeur « gros plan » ce jour-là (aussi parce que j’essayais un nouvel objectif pour mon appareil-photo). C’est une des choses que j’aime beaucoup avec Takeshi Kawashima, ses œuvres  semblent changer d’apparence quand on change d’échelle, donnant l’impression de plusieurs œuvres en une.

 

Et au « tout nouveau » Sea Vine, toujours par Haruki Takahashi, j’ai enfin réussi à faire une chose qui m’avait toujours échappé auparavant. Depuis aussi longtemps que je connais cette œuvre (neuf ans), jamais auparavant je n’avais réussi à prendre la sculpture et la vue sur la mer en même temps :

Est-ce que cela signifie que mes talents de photographe s’améliorent ou bien que j’ai enfin les bons outils ? Probablement un peu des deux.

 

Juste derrière Sea Vine, vous trouverez l’une de mes œuvres préférées de toute la Triennale, Memory Bottle de Mayumi Kuri :

 

Cathy devant retourner à Takamatsu, nous redescendîmes au port. Comme c’était la journée des gros plans, en voici quelques uns d’Ogijima’s Soul de Jaume Plensa :

 

Après avoir dit au revoir à Cathy, je suis remonté vers le sommet du village le plus rapidement, pour y arriver avant les gens descendant du ferry.

Sur la route, une petite photo de la nouvelle enseigne de Damonte & Co, un café que je vous conseille plus que chaudement quand vous visiterez Ogijima (là aussi, n’hésitez pas à dire que vous venez de ma part 😉 ).

 

Vous viendrez probablement sur Ogijima pour ses œuvres d’art, mais j’espère que vous en tomberez amoureux pour l’île elle-même, ses rues, ses paysages, et ses habitants.

 

Pourquoi donc est-ce que je me dépêchai de remonter ? Parce qu’il y a une œuvre qu’il faut visiter avec le moins de monde autour (l’idéal étant de l’avoir pour soi-même), c’est celle-ci. The Room Inside of the Room par Oscar Oiwa.

Notez : aucune des photos n’est dans le mauvais sens.

 

 

 

Un morceau de Project for wall painting in lanes, Ogijima Wallalley de Rikuji Makabe. Je sais pas vous mais j’ai toujours trouvé le titre trop long, donc personnellement, je me contente de Wallalley.

L’œuvre est répartie sur plusieurs lieux dans le village, saurez-vous tous les trouver ?

 

 

Takotsuboru de Team Ogi

 

Ogijima’s Soul – pas en gros plan.

 

Meon arrivant au port. Il allait me ramener à Takamatsu.

 

Oh mais attendez, un autre bateau le suit :

Bateau assez familier, j’y suis même monté dessus deux ou trois fois (et vous l’avez vu sur le blog il n’y a pas si longtemps).

Il s’agit d’un des bateaux de Takamatsu Marine Taxi, l’une des principales compagnies de bateaux-taxis de la région. Ce jour-là, il transportait les gens prenant part aux visites officielles de la Triennale de Setouchi (visites dont j’aurais dû être guide si l’agence les organisant n’avait pas décidé au dernier moment de ne faire ses visites guidées qu’en japonais finalement).

J’attendis un petit peu pour voir s’il y avait des visages familiers (oui bon, j’étais dans Meon puisqu’il allait partir d’un instant à l’autre), et effectivement, l’une des guides étaient mon amie Nobuko, qui est francophile et francophone (si jamais vous êtes intéressés par les visites officielles). Elle était très nerveuse car il s’agissait de son premier jour en tant que guide de Setouchi, mais elle s’en est très bien sortie, il faut dire qu’elle a beaucoup d’expérience de guide au Parc Ritsurin, si là aussi, ça vous intéresse :

Il était temps de rentrer à la maison.

À très très bientôt Ogijima.

 

Les tampons de mon Triennale Passport se remplissent peu à peu (j’ai oublié de tamponner quelques œuvres publiques et gratuites).

C’est tout pour aujourd’hui, comme d’habitude, si ça vous a intéressé, n’hésitez pas à partager cet article sur les réseaux sociaux de votre préférence.

Si vous avez raté les épisodes précédents, vous pouvez les retrouver ici :

 

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