Le Tour de Shodoshima


Donc, hier, c’était la deuxième partie de ma « formation » pour être guide pour la Triennale de Setouchi 2019. Si vous n’avez pas suivi l’histoire, vous pouvez lire tous les détails ici :

Être Guide pour la Triennale de Setouchi 2019 ?

 

Et cette deuxième partie consistait en un tour de Shodoshima, et nous avons littéralement fait le tour de l’île dans la journée. Je vous suggère dès à présent de vous munir d’une carte de celle-ci, et voici le parcours suivi :

  • Port de Tonosho
  • Nakayama via Hitoyama
  • Obe (via Hitoyama de nouveau)
  • Fukuda
  • Sakate (via Yasuda)
  • Village-Studio des 24 Prunelles
  • Olive Park
  • Port de Tonosho.

Un trajet de près de 90 km au total.

Je vous passe les détails (par manque de temps, et parce qu’ils ne sont pas passionnants non plus) et partage avec vous les photos prises (surtout qu’il s’agit de pas mal de lieux et d’oeuvres dont je n’ai jamais parlé ici).

Si vous me suivez sur Twitter, vous en avez peut-être déjà vu quelques unes hier, j’essaierai de faire de même pour les prochaines sorties similaires (quelques photos en direct sur Twitter, parfois aussi sur Instagram, et la totalité ici même un peu plus tard).

 

Le problème avec Shodoshima c’est qu’elle est si grande qu’il est presque impossible de la prendre en photo entièrement (ou alors depuis l’Est ?)

 

 

Le théâtre de Kabuki de Nakayama. Vous le savez peut-être, ou peut-être pas, le kabuki est connu pour être un art plutôt urbain. Mais il y a deux cents ans environ la population de Shodoshima s’est entichée de la chose et se l’est appropriée. Au faîte de sa popularité, il y avait 30 théâtres similaires sur l’île, tous entièrement gérés par la population locale pour la population locale. Il n’en reste que deux aujourd’hui (trois si on compte celui qui a été déménagé à Shikoku Mura à Takamatsu), mais ils sont encore fonctionnels, avec des spectacles plusieurs fois par an qui affichent toujours complet.

 

 

Nakayama est aussi célèbre pour ses rizières en terrasse (unique dans la région), il est très facile de les trouver, elles sont tout autour du théâtre. Selon leur nom, il y en a mille, mais je crois que c’est quand même un petit peu exagéré.

 

 

Si vous êtes déjà venus dans la région, surtout pendant la Triennale, vous allez trouver qu’il manque quelque chose. En effet, c’est là, en contrebas que l’on trouve habituellement l’oeuvre de Wang Wen-Chih (dont la dernière incarnation s’appelait Dream of Olive). Ne désespérez pas, la structure étant entièrement faite en bambou, elle a une durée de vie de deux ans environ, et elle a donc été démontée l’hiver dernier, mais la quatrième incarnation de l’oeuvre devrait voir le jour d’ici peu et sera bel et bien présente à la prochaine Triennale.

 

Ensuite, nous sommes allés à Obe, pour y voir Shodoshima Tree de Kohei Takekoshi :

 

 

Presque du ready-made, mais pas vraiment (il a fallu la « déraciner » et la transporter cette souche, ça ne fut pas une mince affaire).

 

 

Puis depuis Obe, nous sommes allés à Fukuda. C’était la seule partie du trajet que je ne connaissais pas vraiment, mais si c’est votre cas aussi, vous ne manquez pas grand-chose. Les paysages maritimes sont souvent un peu gâchés par l’industrialisation de la côte de Honshu d’un côté, et par la montagne défigurée par les carrières de Shodoshima de l’autre.

A Fukuda (où je n’étais pas retourné depuis 2013 !) j’ai pu revoir le magnifique Fukita Pavilion de Ryue Nishizawa (l’architecte du Teshima Art Museum, vous aurez reconnu l’air de famille) :

 

 

 

Nous sommes aussi passés devant la Fukutake House (Asia Art Platform), située juste à côté, mais nous n’y sommes pas entrés. D’abord, je pense qu’elle est vide là tout de suite, mais de plus, Takeda-san, le membre du comité exécutif de la Triennale qui était avec nous, n’avait pas les clés : elle appartient à Benesse (je prépare un article expliquant les différents acteurs de la Triennale pour bientôt, ça pourra peut-être vous aider à comprendre certains rouages de celle-ci) :

 

 

Et de l’autre côté du Fukita Pavilion se trouve le Sanctuaire de Fukuda Hachiman, l’un des sanctuaires majeurs de Shodoshima et où se déroule l’un de ses matsuri d’automne (le premier de la série, tous les ans le 11 octobre.

 

 

Ensuite, direction Sakate pour revoir une oeuvre pour laquelle j’ai une certaine affection, The Star Anger de Kenji Yanobe…

 

 

… ainsi que la fresque murale juste à côté, Legend of Shodoshima, conçue par Kenji Yanobe et peinte par Miki Okamura :

 

 

Malheureusement, nous ne sommes pas allé voir la troisième partie de ce que l’on peut presque appeler un triptyque : Anger from the Bottom, conçu par Takeshi Kitano (oui, lui) et réalisé par Kenji Yanobe. En fait, on peut même considérer l’oeuvre comme étant en quatre parties, la dernière se situant sur le ferry reliant Sakate à Takamatsu et à Kobe.

 

Puis direction la péninsule de Tanoura où se situe le Village-Studio des 24 Prunelles ainsi que Bollard of Love de Hisakazu Shimizu.

 

 

Étonnant comment il s’agissait d’une des rares oeuvres de Shodoshima que j’avais ratée en 2016, mais que je viens de voir deux fois en moins de deux mois. Bon par contre, j’avoue qu’elle n’est pas indispensable, et je lui préfère de loin l’autre oeuvre de Shimizu sur Shodoshima, à savoir Regent in Olives.

 

 

Notre destination suivante. La voyez-vous ?

 

 

 

Si vous avez répondu l’Olive Park, vous avez gagné.

L’Olive Park avec… ses oliviers…

… et son célèbre moulin grec :

 

 

Il fut bientôt l’heure de prendre le ferry pour rentrer à Takamatsu, mais cet article n’est pas encore fini. Il me reste encore à vous dire que je trouve que les couchers de soleil d’octobre sur la Mer Intérieure de Seto parmi les plus beaux de l’année et tout particulièrement quand on est sur le ferry au retour de Tonosho. Eh bien, ceux de début novembre sont pas mal non plus en fait :

 

 

Guest starring Ogijima et Megijima :

 

 

Voila, c’est tout pour aujourd’hui. La suite normalement ce week-end avec une visite similaire de Teshima (plus ou moins en direct sur Twitter et ici un peu plus tard).

 

 

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