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Nerikiri

 

Nerikiri

 

Ce sont des Nerikiri. Il s’agit de pâtisseries à base de haricots blancs habituellement utilisées pour la cérémonie du thé. Si d’apparence, on dirait des pâtes d’amande, leur texture et surtout leur goût en est très éloigné.

Il s’agissait d’ailleurs des meilleures pâtisseries que j’ai mangées au Japon. Nous ne les avons pas dégustées lors d’un Chanoyu, mais assis sur un banc de Kyōto. Mais pas n’importe quel banc, puisqu’il s’agissait du banc faisant face au Palais Impérial dans le Parc de Kyōto.

La boutique où nous les avons achetés était des plus singulières. Non, loin du Parc, elle ne devait pas faire plus de quelques mètres carrés. À l’intérieur un vieil homme assis sur une chaise de bureau en faux-cuir tout élimé derrière un comptoir en bois. On se serait plus cru dans une vieille papeterie ou chez un comptable des années 50 que dans une pâtisserie. Pourtant les Nerikiri n’étaient pas donnés (c’est pour cela que nous n’en avons acheté que trois), mais leur goût valait chacun des nombreux yens dépensés pour pouvoir les avaler.

Je compris assez rapidement que cette pâtisserie ne réalisait que peu ou pas de ventes grâce aux passants dans la rue, mais qu’elle fournissait grand nombre de maisons de thé du quartier, voire de la ville.

Si vous êtes à Kyōto et que vous voulez les essayer, je serai incapable de vous donner ni le nom, ni l’adresse, mais la boutique se trouvait sur cette façade, à deux pas du Kyōto Gyoen.

 

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11 commentaires sur “Nerikiri”

  1. Des gâteaux nerikiri, j’en bave sur mon clavier >_< A côté du parc impérial, du côté de l'école de Noh Kongo, il y a la pâtisserie Toraya, mais d'après la photo et la description, ça a l'air d'être encore une autre boutique… Mystère et boule de shiro-an!

    Je viens de tomber sur cette page alléchante en faisant des recherches sur le nerikiri:

    1. Ah oui, c’est vrai, tu as vécu à Kyoto.
      Je ne peux t’en dire plus que ce qui est écrit là quant à la « source » de ces Nerikiri, surtout que c’était en fin d’une très longue journée (visite de Kyomizu-dera, Kodaiji, Yasaka-jinja et j’en passe).

      Sinon merci pour le lien (je ne peux le lire, mais les photos sont suffisamment alléchantes)

  2. Que de beau monde croise t-on ici !
    ^___-

    C’est la première fois que je vois ce terme pour designer la grande famille des « okashi ».
    Comment ça s’écrit ?

    Julia, euh, pardon… Zazen Rouge, tu connaissais le terme ?

    David, si tu veux en apporter dimanche, ne te gène pas !
    ^___-

    Snif… j’ai disparu de tes liens… é_è

    1. La preuve qu’il y a du beau monde, tu es là toi aussi 😉

      Alors comment ça s’écrit, je ne sais pas (mais je vois que tu as trouvé dans le commentaire suivant). Je peux demander pour les Kanji si tu veux.

      En apporter dimanche j’aimerais bien, mais je ne sais pas si 康代 sait les faire, encore moins si on peut trouver les ingrédients ici.

      T’as pas disparu de mes liens qu’est-ce que tu racontes ? (j’ai tout mis sur une page à part, il y en avait trop dans la colonne de droite… par contre, c’est vrai que le logo est passé à la trappe… oups… je sais plus trop pourquoi, fausse manip certainement)

    2. Oh lala, j’avais manqué tous ces commentaires sur les pâtisseries! Et je viens de manquer de m’étouffer de rire avec ta traduction de « nerikiri » Thierry! Je crois que l’image ne me quittera plus…

      Je connaissais le terme « nerikiri » grâce à un fascicule fascinant sur les wagashi que j’avais l’habitude de feuilleter dans la bibliothèque du club de thé que je fréquentais à Kyôto. Il expliquait notamment la différence entre la méthode de confection « nerikiri » et une autre sur laquelle je faisais des recherches et dont je n’arrive malheureusement pas à retrouver le nom 🙁 Tout ce dont je me rappelle est que l’une de ces deux méthodes était de tradition kyôtoïte et incorporait plus de gyûhi que l’autre… Je m’étais renseignée sur le sujet parce que nous avions employé des pâtisseries dites « chakin shibori » (moulées à l’aide d’une étoffe en lin comme le processus décrit sur cette page: http://kyotofoodie.com/chakin-shibori-sweet-potato/ ).

      1. Merci encore Zazen pour ces précisions supplémentaires (maintenant je sais à qui faire appel quand j’ai besoin de détails sur une chose Kyotoite 🙂 )

        (pour les commentaires, sache que tu peux t’inscrire au réponses que tu recevras par e-mail si tu le souhaites en cliquant là « You can manage the subscriptions of this entry. »)

  3. Merci David.
    m(_ _)m

    Pour les kanji, il est histoire de « pétrissage » et de « trucs coupés ». Les nerikiri étant fait à la main (tant pis pour les aisselles…), à partir d’un petit morceau de hanko 餡子 (pâte de haricots rouge) qui est coupé de la « masse totale », puis recouvert de shiroan 白餡 (pâte de haricot blanc qui peut être coloré, comme sur ta photo), le terme « nerikiri » doit donc désigner les okashi façonnés à la main, contrairement à ceux obtenus par « moulage » comme peut l’être un yokan 羊羹 pour ne citer que le plus connu… à vérifier…

    Tant pis pour nous ! nous aurons droit dimanche à des higashi tout sec !
    ^____^

    Vous prendrez bien un thé ? L’occasion parfaite pour fêter l’arriver de l’automne !

    茶leureusement (ça va faire plaisir à Julia, ça ^___-)

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