Megi sous la pluie

Hier, nous sommes retournés à Ogijima, pour voir les quelques oeuvres que nous n’avions pas eu le temps de voir la première fois et aussi pour continuer à découvrir cette île qui bien que petite a vraiment énormément de choses à offrir. J’espérais aussi faire de nouvelles rencontres, il y en a bien eu une très brève, mais malheureusement l’arrivée de la pluie nous a fait rentrer à Takamatsu plus tôt qu’originellement souhaité. Ce n’est que partie remise, plus je vais sur cette île, plus je l’aime. Cette idée farfelue que j’avais de m’y installer un jour ne cesse de me travailler au point que je me surprend de plus en plus à réfléchir à des solutions pour qu’elle soit de moins en moins farfelue, cette idée. Histoire à suivre…
Par contre, au printemps dernier, lorsque j’avais visité Megijima, l’île soeur d’Ogijima, j’avais été assez déçu. C’est jusqu’à présent la seule île de Seto qui m’ait fait un effet plutôt négatif. Je me disais que c’était parce que je n’avais pas dû voir l’île dans de bonnes conditions. Apparemment, les bonnes conditions tardent à arriver, parce qu’aujourd’hui c’est sous une pluie tenace que j’ai retenté ma chance et je ne suis toujours pas convaincu. Et c’est ne sont pas les oeuvres d’arts du Festival qui ont aidé. D’ailleurs, il est assez intéressant de voir, cette visite du festival achevée, que dans l’ensemble, les oeuvres d’arts correspondent assez bien à la personnalité de chaque île. Mais, je reconnais que cela est totalement subjectif, c’est juste une drôle de coïncidence. Si je classe les îles et les oeuvres (groupées par île) par ordre de préférence, ces deux classements correspondent peu ou prou, avec en première position, Ogijima, en deuxième Teshima, troisième et quatrième Shōdoshima et Naoshima (ordre à débattre entre les deux) et en dernière position Megijima. Nous n’avons pu nous rendre à Inu-Jima et Ōshima est assez inclassable.
Qu’est-ce qui me posait problème avec Megi cette foisi-ci ?

 

 

Certes, le temps déplorable y était pour quelque chose (nous n’avons même dû annuler un dernier petit tour sur Ogi pour finir en beauté, après la visite de Megi, tellement il pleuvait), mais l’ambiance sur cette île est très étrange. J’ai déjà parlé du caractère et de l’atmosphère de chaque île, mais pour Megi, je ne saurai le décrire. Il semblerait qu’il n’y en ait pas. Ni de caractère, ni d’atmosphère. A croire que l’île est déjà complètement vidée de sa population. Et les rares gens croisés semblent en général plutôt sortir d’une grande ville (ils vous ignorent) que de cette région où les gens sont si accueillants. Je mens, à l’entrée d’une oeuvre d’art, une femme du staff du festival était d’une extrême gentillesse et discuta allègrement avec nous, jouant presque au guide de l’oeuvre, mais rien n’indique qu’elle était une résidente de l’île.

Quant aux oeuvres… Voyons voir…

Dois-je commencer par Green Music de Rolf Julius (des enregistrements d’oiseaux projetés dans un groupement d’arbres) ? Ou la Fukutake House, qui contient à peu près tout ce que je n’aime pas dans l’art contemporain (je crois que seul le petit dessin animé de Naoyuki Tsuji intitulé ZEPHYR, n’est pas à jeter dans cette “maison”) ?
Mais bon, cessons d’être négatif pour ce dernier rapport quotidien de mes visites, voici quelques photos pour égayer le paysage (ou pas).
Une oeuvre assez sombre et torturée, mais néanmoins magnifique.
Ce qui était le plus bizarre c’est qu’elle cohabitait avec…
… les Oni super kitschs dont j’avais déjà parlé.
Momotaro pactise avec l’ennemi ?
Attention, le chef des Ogres nous envoie son armée !!!
Equipoise de Harumi Yukutake
Magnifique (et je tremble rien qu’à l’idée du travail que ça a dû demander)
20th Century Recall de Hagetaka Funjo
Sympa, mais sans plus.
Seagull’s Parking Lot de Takahito Kimura
Mouaisbof…

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