Travailler au Japon

Vivre à Ogijima, c’est bien beau, mais c’est pas sur cette île que je vais trouver de quoi vivre. Donc avant d’y prendre ma retraite (vu que je ne joue pas au loto) il faudra que je trouve un vrai travail au Japon.

Et donc, c’est un de mes projets fous en ce moment : trouver un emploi au Japon, et si possible pas un petit boulot.

Avant que vous ne vous moquiez de moi, sachez que j’ai bien conscience du côté presque irréaliste de la chose, mais comme j’ai accompli dans le passé des choses tout aussi irréalistes de premier abord et que je suis un adepte de l’expression « qui ne tente rien n’a rien » je suis en train d’étudier mes options, les réalistes et les moins réalistes.

Géographiquement, même si dans l’idéal j’aimerais être du côté de Shikoku, ou de la mer de Seto(sinon j’aurais appelé ce blog autrement), je reste ouvert… Tant que c’est à l’ouest d’Osaka… ou du moins pas à Tokyo ni dans une région froide (en gros, au nord de Tokyo).

Oui, j’ai bien conscience qu’avec mon « pas à Tokyo » je me ferme un très grand nombre de portes, mais je ne vois pas trop l’intérêt de quitter une capitale surpeuplée pour une autre.

Que faire au Japon ? Ben… Vu que je suis prof de français pour étrangers (dans la profession on dit « Prof de FLE ») depuis un certain temps maintenant (12 ans), autant le rester, même si l’offre est faible, j’ai beau chercher, je vois pas trop ce que je pourrais faire d’autre au Japon là tout de suite, sans parler la langue (vu que toutes les autres choses que je pourrais faire « professionnellement » tournent autour du langage en général, et de l’anglais et du français en particulier).

Alors au jour d’aujourd’hui le « bilan » est le suivant :

Avantages :

  • -Expérience dans le métier.
  • -Les diplômes qui vont bien aussi (j’ai cru comprendre que pas mal de profs de français au Japon ne sont pas trop trop qualifiés en fait).
  • -Le visa, puisque j’en aurai un (et que -comme partout- les employeurs rechignent à vous employer s’ils doivent vous fournir le visa qui va bien).
  • -Mon charme irrésistible ? Hum, hum…

Inconvénients :

  • -La langue (quoique des sources bien informées me disent que ce ne sera pas un si gros inconvénient que ça, vu que je parle mieux anglais que 100% des Japonais –environ- et que ceux-ci préfèreront souvent s’exprimer en « Engrish » (pourquoi on ne dit pas angrais en français ?) plutôt qu’en japonais avec un Gaijin.
  • -Le marché qui est tout pourri : il y a peu d’offres (car tout le monde connaît la place de la France dans le monde et surtout en Asie de nos jours) et beaucoup de demande. Mais pourquoi tous ces Français fantasment-ils donc sur le Japon de nos jours (parce qu’ils ont lu trois mangas ?) et ensuite il me font de la concurrence, à moi qui ne leur ai rien demandé ? Quoique comme mentionné précédemment, si je leur balance mon CV dans la gueule, ils feront moins les malins.

Et à cause de tout ces facteurs, les places en université sont très rares et les places en école de langue m’ont l’air d’être limite des petits boulots où on est exploité et/ou sous-payé (mais peut-être pas, je vous avoue ne pas m’être encore trop trop renseigné).

Donc là tout de suite, je prends la température, étudie mes options.

Idéalement, je préfèrerai travailler en université (pour avoir connu les deux : école de langue et université, il n’y a pas photo), mais là tout de suite, c’est simple, il n’y a pas d’offres.

La raison principale étant que la rentrée universitaire étant en avril au Japon, les offres sont plutôt à la fin de l’été, début de l’automne. La raison secondaire, c’est comme je disais au dessus, que la langue française n’excite pas grand monde au Japon, sinon quelques jeunes inconscientes qui s’habillent en Vuitton et qui pensent que la France se résume aux 8e arrondissement de Paris (ah… On m’informe que Vuitton ne fait pas de vêtements… Vous voyez un peu l’intérêt que je porte à ce genre de choses).

J’en ai toutefois récemment trouvé une annonce (pour un poste qui débutera en octobre), elle n’était certes pas à l’ouest d’Osaka (mais pas à Tokyo, ni au nord non plus), mais elle était trop alléchante pour lui tourner le dos.

Ce fut donc ma première candidature pour travailler au Japon !

Réponse en avril.

En attendant, je continue à tâter le terrain. Je ne vais pas tarder à voir ce que les diverses écoles de langue peuvent me proposer, et voir si à la limite, je ne peux pas bosser dans l’une d’entre elles en espérant trouver des annonces décentes pour les universités à l’automne (de toutes façons, même dans le meilleur des mondes, je ne partirai pas avant septembre), et qui sait, peut-être en trouverai-je une excellente et je n’aurai plus besoin d’aller du côté des universités ?

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