Toutes premières infos sur la Setouchi Triennale 2022

 

La Setouchi Triennale 2022 devrait débuter dans à peu près un an. Jusqu’à présent, les choses sont très calmes et je n’ai aucun « bruit de couloir » à partager avec vous. Par contre, les premières informations officielles ont été publiées il y a quelques jours !

Il s’agit des dates du festival !

A priori, elles seront celles-ci :

  • Printemps : 14 avril – 18 mai
  • Été : 5 août – 4 septembre
  • Automne : 29 septembre – 6 novembre

 

C’est tout ce que j’ai pour le moment.

 

Je sais, c’est peu. Et pour être honnête, même si je veux être optimiste, je veux aussi être réaliste. Au Japon, on annonce souvent les dates prévues quand c’est l’heure d’annoncer les dates prévues. Quand il y a incertitude, annoncer un « à déterminer » ne se fait pas trop. Soit on ne dit rien, soit on annonce une date, et celle-ci sera reportée à plus tard si nécessaire. Nous venons de passer une année entière avec des dates annoncées puis modifiées pour presque tout, et la situation reste volatile et incertaine. Par exemple, à Niigata, l’Echigo-Tsumari Art Triennial (la grande sœur de notre festival) aurait dû bientôt débuter, mais elle vient d’être reportée sine die. Le fait qu’aucune date future n’ait été annoncé ne présage rien de bon.

La pandémie fait toujours rage, maintenant plus que jamais, et personne ne sait quand elle sera terminée.

La Setouchi Triennale pourra-t-elle se tenir comme prévue ? Nul ne le sait aujourd’hui.

 

Depuis ce début de mois d’avril, je vois de plus en plus de monde (gens mais aussi institutions et organisations très officielles) reprendre leur vie quotidienne presque normalement, presque comme avant la pandémie. Vous savez qu’au Japon, avril est le mois de tous les commencements et renouveaux : nouvelle année scolaire, fiscale, et le reste – un peu comme la « Rentrée » en France, mais avec une importance symbolique encore plus grande. Et j’ai bien peur que dans l’esprit de beaucoup trop de Japonais la pandémie appartient à l’an dernier et toutes les mesures de distanciation sociale n’ont plus lieu d’être depuis fin mars.

Le résultat ? Le nombre d’infections est actuellement le plus élevé depuis le début de la pandémie de la pandémie au Japon.

Jusqu’à présent, le Japon a eu beaucoup de chance par rapport aux Amériques, à l’Europe et à d’autres régions du monde, mais vu les comportements de bien trop de monde depuis quelques semaines, je crains que cela ne dure pas. Le pays me donne la sensation de jouer à la roulette russe en ce moment.

N’oublions pas que la campagne de vaccination vient à peine de débuter ici. Au moment où j’écris ces lignes, seulement 0,8 % de la population a été vaccinée (certains membres du personnel médical, et c’est à peu près tout) ! La date actuelle pour le début de la vaccination de masse est fixée à septembre, et il y aura les Jeux Olympiques entre temps qui vont voir arriver environ 20000 personnes de tous les pays du monde (et pour l’instant aucune quarantaine n’est prévue pour eux).

Bref, si certains pays semblent voir le bout du tunnel avec le Covid-19, le Japon en est encore très loin, et j’ai bien peur que le pire reste à venir.

Mais essayons d’être optimistes, au Japon, les choses sont souvent longues à démarrer, mais une fois qu’elles démarrent, tout marche bien et sans accroc. Donc peut-être qu’une majorité de la population sera effectivement vaccinée au début de 2022 ? Peut-être que la pandémie sera sur la fin (mais combien de morts et de gens avec des séquelles incurables de plus entre-temps ?) On verra.

Il reste quand même des chances que la Triennale puisse débuter comme prévu.

Par contre, sa dimension « internationale » est encore très incertaine pour 2022. Le Japon aura-t-il rouvert ses frontières d’ici là ? Personne ne peut le dire aujourd’hui. J’entends souvent des dates annoncées sur les médias sociaux, désolé, mais ces gens-là disent juste n’importe quoi. Quand je dis « personne ne peut le dire » c’est que personne ne peut le dire parce qu’aucune décision n’a encore été prise, pas même pas les plus hautes instances. La date de réouverture n’existe tout simplement pas aujourd’hui.

 

Donc oui, notez bien vos calendriers, mais avec un astérisque ou un point d’interrogation à côté de ces dates.

 

J’aimerais que ce billet soit un peu plus optimiste, mais la situation ne s’y prête pas vraiment pour le moment.

 

 

L’autre information que j’ai à partager avec vous à propos de la Setouchi Triennale 2022 c’est que certains plans ont déjà changé.

En 2019, il y a eu quelques problèmes avec certaines œuvres d’art, même si – et heureusement – ils semblent être passés inaperçus du côté des visiteurs. Vous savez ou non à quelles œuvres je fais allusion, mais sachez qu’une poignée d’entre elles n’étaient pas vraiment terminées, ou alors faites à la va-vite et très en deçà de ce qu’elles auraient dû être (ne citons pas de noms, si vous le savez, vous le savez, si vous ne le savez pas, eh bien… désolé, mais je ne vais pas faire de délation – relisez mes anciens articles, j’y ai parfois laissé quelques indices).

Je ne connais pas vraiment les raisons des problèmes qui se sont posés. Parfois des problèmes humains et de communication, mais il semblerait aussi que le temps (ou plutôt le manque de temps) fut la source d’au moins une partie d’entre eux.

Afin d’éviter cela en 2022, il avait été décidé que les participants seraient sélectionnés et annoncés dès l’hiver dernier, soit plus d’un an à l’avance. Et bien… Cela n’a pas pu se faire… Difficile de rencontrer les artistes, et pour eux de venir visiter les sites quand les vols internationaux sont à peu près inexistants et que les frontières de bien des pays (le Japon en premier lieu) sont fermées.

Je suppose que le comité exécutif et les directeurs du festival ont quand même une liste de participants pré-sélectionnés, mais aucune annonce publique n’a encore été faite (elle était prévue pour janvier dernier).

Quoi qu’il en soit, le fait d’avoir des dates pour l’an prochain est un signe positif. Les préparatifs sont en cours, juste plus lentement que d’habitude.

 

Au moins, cela me donne le temps de réorganiser et de mettre à jour ma page d’informations générales sur la Setouchi Triennale :

 

Setouchi Triennale – Informations générales et guide pratique

 

N’oubliez pas de l’ajouter à vos favoris. Je la mettrai à jour chaque fois que je recevrai de nouvelles informations. J’écrirai un article ici même pour les informations d’importance. J’annoncerai les choses plus mineures dans les médias sociaux (les liens sont tout en haut et tout en bas de toutes les pages du site).

 

Je vous laisse aujourd’hui avec l’une de mes œuvres préférées de 2019. Je n’ai malheureusement jamais trouvé le temps de vous en parler avant. Comme vous vous en êtes rendu compte si vous me lisez régulièrement, cette maudite pandémie a aussi gâché tous mes plans d’écriture depuis un an.

L’œuvre s’appelle For something exists inside de Ai Yamada. Elle était située sur Takamijima mais était malheureusement temporaire malgré le fait qu’elle fut l’une des nouvelles œuvres les plus aimées de 2019.

J’espère trouver le temps de vous en parler plus en détails plus tard, mais si j’ai bien tout compris, Ai Yamada est vraiment une des révélations artistiques de ces dernières années (elle sortait tout juste de l’université au moment de la Triennale), et en plus elle est très sympa. Malgré les supplications de plusieurs personnes dans le comité organisateur, Fram Kitagawa (le grand manitou de la Triennale) n’a pas voulu que l’œuvre soit permanente. Ceci dans le but que Mme Yamada ne se repose sur ses lauriers en gros. Pour qu’elle fasse encore mieux dans le futur. Et effectivement, elle avait une autre exposition dans le nord du Japon l’an dernier qui semblait tout aussi magnifique. Mon petit doigt me dit que nous la reverrons en 2022.

En attendant, vous pouvez la suivre sur Twitter et Instagram où elle partage l’avancement de ses divers projets.

 

 

Et si mon emploi du temps est un peu plus raisonnable cette année à venir, je vais essayer de terminer ma rétrospective de la Triennale 2019 avant le début de l’édition 2022. On verra. Je ne promets rien, après tout il me reste encore quelques « futurs » articles datant de 2013 et 2016 dans mes archives. 😉

(petit aparté pour ceux qui pensent que les cours en ligne sont une excuse pour les profs pour ne rien faire : cette année passée, j’ai bossé entre le double, voire le triple de ce que je fais habituellement, ceci sans aucune exagération, l’absence d’activité sur ce blog étant un indice).

À très bientôt, je l’espère.

 

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