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Sanuki Kokubun-ji – 国分寺

 

Alors que trois de mes compagnons de voyage, Christian, Thierry et Steve, étaient venus pour faire un mini-pèlerinage Henro, et qu’ils ont visité une vingtaine de temples, sinon plus en deux semaines, le mien de pèlerinage Henro se poursuit lentement mais sûrement. En deux voyages à Shikoku, j’avais déjà visité trois des temples, Zentsu-ji, Ryōzen-ji et Yashima-ji, au cours de ce troisième voyage, j’ai pu en rajouter deux de plus à ma liste : Kokubun-ji et Negoro-ji (et rien qu’avec cette phrase vous comprenez le succès des Pokemon et pourquoi la collectionnite n’est pas juste un phénomène de mode au Japon, il y a mille ans déjà, ils collectionnaient les temples).
(depuis plus de mille ans, les pèlerins collectionnent des pages calligraphiées, quand même un peu plus classe,  que des cartes en quadrichromie, non ?)

Aujourd’hui, je vais donc vous parler de Kokubun-ji (国分寺).
Bon déjà, il ne faut pas se tromper. Des Kokubun-ji, il y en a plein dans tout le pays, rien que pour le Pèlerinage de Shikoku, il y en a quatre. Pourquoi ? Je n’en suis pas sûr, mais si l’on sait que Kokubun-ji ça veut dire « temple du partage du pays » et que ça a un rapport avec Shōmu, 45e empereur du Japon, qui a découpé le pays en provinces et a ordonné, en l’an 741, que soient établis des « temples provinciaux » (un par province donc) qui seront connus sous le nom de Kokubun-ji (ou plus officiellement Konkomyo-shitenno-gokoku no tera ce qui signifie « temple pour la protection du pays par les quatre dieux gardiens de la lumière dorée » ça en jette plus, mais il faut avouer que c’est plus compliqué à glisser dans une conversation) et dont le temple principal est le Tōdai-ji à Nara.
Maintenant, vous comprenez pourquoi il y a quatre Kokubun-ji dans le pèlerinage de Shikoku, un par province, et qu’il y en a pas mal d’autres aux quatre coins du Japon (tous n’ont pas survécu jusqu’à nos jours).
Du Kokubun-ji de Sanuki (aujourd’hui Kagawa), le 80e temple du pèlerinage, je n’ai pas grand-chose à dire sinon qu’il était très intéressant, mais une vague description ne pourra jamais remplacer une visite du lieu ; surtout que comme d’habitude, la partie la plus intéressante du temple ne peut pas être prise en photo, ici, une sale avec des milliers de petites statuettes symbolisant divers donateurs si je ne m’abuse.
Pour le reste :
L’entrée du temple

 

Agyō
(je crois que c’est la première fois que je vais dans un temple où les Niō ne sont pas protégés par un grillage. Plaisant)
Détail intéressant : pour ceux qui sont pressés (ou trop vieux) pour aller aux 88 temples, ils peuvent juste aller à Kokubunji, où aller devant ces 88 stèles équivaudrait aller aux temples équivalents.

 

 

Comment souvent, le Shinto n’est jamais loin.
Par exemple, ici, on retrouve les Sept Dieux du Bonheur.
Benzaiten a ici une place privilégiée. Je ne sais pas trop pourquoi.

 

On notera une fois encore que Shinto et Bouddhisme cohabitent parfaitement, d’ailleurs Benzaiten est la version japonaise de la déesse hindoue Sarasvati.

 

Un statue de Kōbō-Daishi (si je ne me trompe pas) recouverte d’or.

 

En fait, ce sont les pèlerins qui achètent de petites feuilles d’or et les appliquent sur la statue.

 

L’empreinte des pieds de Kōbō-Daishi (oui, je sais, il avait des plantes de pieds un peu étrange, mais bon, nous savons tous que c’était un homme hors du commun). Les toucher exauce les voeux.
Mizuko, des statues d’enfants datant de l’époque où la mortalité infantile était élevée. Ces statues symbolisent des enfants mort-nés ou morts en bas-âge, ou au contraire, des statues que l’on érige pour que les nouveaux-nés soient en bonne santé et grandissent bien.

 

 

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