Pollution, Mer Intérieure de Seto et Atelier de Recyclage

 

C’est un week-end chargé qui s’achève aujourd’hui (oui, mes week-ends s’achèvent le lundi soir… mais ils débutent aussi le samedi soir… sauf ce week-end, samedi étant férié).

Commençons par hier (en fait, aujourd’hui ne fut pas si chargé que ça) où j’ai participé à un petit atelier assez intéressant.

L’atelier en question était organisé par les associations Archipelago et JEAN – Japan Environmental Action Network (ainsi que Ogi de Asobitai?) et dirigé par Yoshifumi Oshima. Il était question de créer des cadres-photos à partir d’éléments ramassés sur les plages des îles de la région.

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que toutes les mers de par le monde sont devenues de véritable dépotoirs, et il en est devenu de même pour la plupart des littoraux. Si les grandes villes et autres plages touristiques ont les moyens de les nettoyer régulièrement, ce n’est pas le cas de tout un tas d’autres endroits, y compris les îles en question et dont je vous parle à longueur d’année sur ce blog. Ce sont donc des associations de bénévoles et les locaux qui le font autant que possible. Plus de détails là-dessus d’ici peu.

Pourquoi ai-je participé à cet atelier ?

Pour deux raisons :

  • Même si mon niveau de japonais ne me permet pas encore trop de communiquer avec la population locale, il n’est jamais trop tôt pour faire des connaissances, et vu que je connaissais déjà M. et Mme Oshima ainsi que M. Fumihiro Mii d’Archipelago, je me suis dit que ce serait une bonne idée.
  • Et puis et surtout, depuis quelque temps, et même si j’adore ce blog et que je n’ai aucune intention de ne serait-ce que penser à l’arrêter un jour, j’ai depuis quelque temps des envies de créer des choses physiques, pas juste des trucs que l’on regarde sur un écran d’ordinateur. Et comme M. Oshima est l’une des personnes qui m’a involontairement donné cette envie (je citerai aussi mon ami Thierry), je me suis dit que là aussi, si je dois m’y essayer, le faire sous sa direction ne serait pas une mauvaise idée.

 

 

L’expérience, bien que brève, fut intéressante. J’ai encore beaucoup à apprendre et surtout beaucoup de pratique à avoir avant d’arriver à créer quelque chose d’intéressant, mais juste l’acte de « mettre les mains dans le cambouis » (ou plutôt la colle rapide dans ce cas) était enrichissant en soi. Je suis sûr que vous mourrez d’envie de savoir à quoi ressemblait le résultat, mais je ne meurs pas exactement d’envie de le publier ici. Le but n’était pas de faire quelque chose de potable (est-ce même possible si on est pas déjà artiste ?) que de simplement faire quelque chose, et vu que le produit fini me fait un peu penser aux colliers de pâtes que je faisais pour la fête des mères à l’école maternelle, vous comprendrez qu’aucune photo n’apparaîtra ici. Si vous y tenez vraiment, vous pourrez le deviner ici, même si je vous conseille plutôt de jeter un oeil à l’oeuvre de l’homme à droite sur la première photo, un truc complètement hallucinant et déjanté. J’ai essayé de le prendre en photo, mais je contre-jour était malheureusement trop fort et je n’ai pas eu l’opportunité de le prendre depuis un autre angle.

 

Un dernier mot sur cet atelier avant de passer à autre chose. C’est une des petites choses que j’aime beaucoup au Japon (en tout cas à Takamatsu, mais je présuppose qu’il en est de même dans le reste du pays), cette manière active d’apprendre les choses en y prenant part.

Car le but principal était bien entendu une sensibilisation au problème des détritus dans la mer, un problème qui semble insolvable tant que les pays riches continueront à vivre dans cette société de surconsommation tout en se désintéressant toujours autant du reste.

Cela semble une évidence dit comme ça, et je ne vous apprend rien je l’espère mais quand on se retrouve face à la petite exposition qui accompagnait l’atelier on se sent un peu merdeux quand même (non, je n’ai jamais rien jeté dans la mer, mais mon style de vie – et le votre – participe indirectement à tout cela).

Il y avait donc une petite exposition sur les choses qui ont été ramassées sur les plages des îles de la Mer Intérieure de Seto.

 

 

 

 

Oui, je sais, pas exactement le genre d’article à vous mettre du baume au coeur, mais c’est aussi une réalité que l’on ne peut pas occulter, même si trop de gens le font.

Néanmoins cet atelier (et d’autres initiatives) me fait penser qu’il y a peut-être des solutions, non pas pour régler le problème (je ne suis pas vraiment optimiste là) mais pour le minimiser, développer une industrie du recyclage de détritus échoués, un peu comme ce qui se fait déjà avec le papier, le verre, et d’autres choses.

 

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