Poissonnerie à Vélo

Quand on se promène dans les rues de Takamatsu le matin (et d’autres villes côtières du Japon), on croise souvent de petites bonnes femmes plus très jeunes qui vendent du poisson dans la rue, à côté de leurs vélos munis d’une sorte de side-car sur lequel est installé une espèce de grosse glacière faisant aussi office de plan de travail et d’étal.

A Takamatsu, on les appelle des Itadakisan et elles sont là, tous les matins au même endroit, vendant aux mêmes clientes du poisson on ne peut plus frais car attrapé dans la nuit par leur pêcheur de mari. Elles les nettoient, les vident et les découpent sur place et sur simple demande, tout en discutant des nouvelles du jour avec leurs clientes qui sont aussi bien souvent leurs voisines et leurs amies. C’est une de ces professions qui malheureusement vieilli et risque de bientôt disparaître, il ne resterait plus qu’une grosse vingtaine d’Itadakisan dans la ville et comme vous le voyez, elles ne sont plus toutes jeunes.
C’est aussi pour cela que j’aime Takamatsu, parce que la société de consommation n’y a pas encore tout bouffé, qu’il reste des gens comme ces femmes, leurs maris et leurs clients, même s’ils ne sont qu’en sursis.

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