Parc de Ryuozan à Aji

Dimanche, il faisait un temps parfait. Pas un nuage, presque pas de vent et une température très supportable pour un mois de février. Comme nous avions trois courses à faire le matin, nous ne sommes pas partis pour une excursion sur une île ou ailleurs (cette année, je veux aussi visiter quelques temples du Pèlerinage de Shikoku. Croyez-le ou non, je n’ai pas encore tous visités ceux de Kagawa). Mais l’après-midi, hors de question de rester à la maison, ni de s’enfermer quelque part.

Mais où aller ? Quand on vit dans un lieu depuis assez longtemps, on commence à visiter un peu toujours les mêmes endroits, et parfois on commence à oublier l’existence des autres lieux, ceux où l’on est jamais allé.

Je crois que petit à petit, j’en arrive à ce stade avec Kagawa, ou du moins avec Takamatsu : il m’est de plus en plus difficile de trouver de nouveaux lieux à visiter. Mais je me suis soudain souvenu qu’au printemps dernier, un nouveau parc avait ouvert à Aji et qu’il offrait une vue sans pareille sur la Mer Intérieure de Seto. Après quelques kilomètres de voiture et une sacrée montée (le parc est au sommet d’une haute colline – on passe de presque zéro à 220 mètres d’altitude en un ou deux kilomètres de route), nous sommes donc arrivés à destination. Il s’appelle Aji Ryuozan-koen (ou Parc de Ryuozan à Aji, ou si vous voulez traduire encore plus Parc du Mont du Dragon à Aji).

À peine sortis de la voiture, voici ce qui s’offre à nous :

 

En arrière-plan, la Péninsule de Mito sur Shodoshima.
L’île au premier plan est inhabitée et s’appelle Takashima.

 

Au fond Teshima. Au premier plan, la pointe nord de Shikoku. Entre les deux, les îlots de Kabutoshima et Inagejima (jima? shima? aucune idée en fait, je n’ai jamais entendu personne parler de ces deux-là).

 

Pareil qu’au-dessus, avec le ferry pour Kusakabe (Shodoshima) en prime.

 

Là, c’est Shikoku, avec Shido (la petite ville sur la côte)

 

À gauche, Yashima. Au milieu, Megijima. Malheureusement, on ne voit pas vraiment Ogijima depuis le point de vue à l’entrée du parc, elle est cachée par une colline (et Oshima aussi).

 

Quant au parc lui-même, le voici :

 

 

Il contient un certain nombre de sculptures en pierre (d’Aji) :

 

Les plus observateurs auront reconnu la colonne avec des espèces de pattes d’éléphant. Elle se trouvait autrefois au Sunport de Takamatsu. Une autre statue a disparu du Sunport cette année, mais je ne sais pas où elle est maintenant.

 

Et plus ou moins au sommet du parc (au Mont Ryuo donc) se trouve une des œuvres de l’Art de Setouchi. Il s’agit de Watch Tower de John Körmeling.

 

 

Il s’agit donc d’une passerelle ne menant nulle part en particulier, mais offrant elle aussi une splendide vue des alentours. Vue assez similaire à celle précédemment admirée à une différence près. Ce coup-ci, on voit Ogijima ! 😉

 

 

 

Mais c’est pas tout. Voyez-vous, « watchtower » en anglais, ça veut dire « tour d’observation » ou « tour de guet« . Mais « watch tower » en deux mots, ça veut plutôt dire « tour montre » et effectivement, la structure ressemble à une montre géante : les escaliers constituant le bracelet, et la plateforme d’observation constituant la montre elle-même. Et sur la plateforme, au sol, il y a ça :

 

 

Oui, vous l’aurez compris par ces marquages, la plateforme constitue aussi un cadran solaire !

 

 

Et l’aiguille du cadran ?

Cet oiseau perché sur la rambarde :

 

 

Mais, comme il était près de quatre heures de l’après-midi, le marquage au sol approchait de la fin du cadran et l’ombre de l’oiseau pas si nette au sol (j’anticipe si vous vous étonnez de l’absence de photo de l’ombre de l’oiseau 🙂 ).

 

Un côté…

 

… et l’autre.

 

 

Le chemin continue ensuite dans la nature et la forêt, formant un cercle que de quelques centaines de mètres, mais voila :

 

 

Les sangliers ont, bien entendu, envahi ce coin de forêt aussi. Pas de raison qu’ils fassent une exception. Mais avec des enfants en bas-âge, je n’avais pas envie de courir de risques. Par contre, si vous visitez le coin entre adultes, vous pouvez vous aventurer sur un tel chemin sans trop de danger, mais faites attention quand même. Restez sur vos gardes et ne soyez pas discrets dans votre arrivée. Un sanglier ne vous considérera jamais comme une « proie » à attaquer. Il ne le fera que s’il est surpris par vous et qu’il se sent en danger (lui ou sa progéniture – ils sont pires que des lapins et c’est bien ça leur problème).

 

Une dernière photo du paysage. Au premier plan, Teshima (on devine le port de Ko). Derrière, Honshu (Okayama donc).
Je ne me lasse pas de la beauté de ces « drapés » sur les collines.

 

À bientôt Parc de Ryuozan, vous nous avez offert une chouette balade au milieu de l’hiver. J’espère que l’on se reverra bientôt à une saison plus verte. 🙂

 

 

 

Qu'en pensez-vous ?

12 commentaires sur “Parc de Ryuozan à Aji”

%d blogueurs aiment cette page :