Liminal Air – core –

 

Liminal Air – core – de Shinji Ohmaki est certainement l’œuvre du Setouchi International Art Festival qui a été vue par le plus de monde, même par des gens qui n’avaient que faire du festival, pour la simple et bonne raison qu’elle est imposante par la taille et qu’elle est située au beau milieu des quais pour tous les ferries de Takamatsu.

Si je ne m’abuse, elle va rester là où elle est de manière permanente, et c’est pour cela, je pense, qu’elle fait partie de ce genre d’œuvre un peu passe-partout, pas vraiment intéressante sans être vraiment nulle, une œuvre qui petit à petit se fondra dans le décor, un peu comme les autres sculptures de Sunport (ou de beaucoup d’autres lieux publics de par le monde).

 

 

Quelque part, c’est un peu dommage. Je pense que l’œuvre « centrale » du Festival se doit d’être marquante, presque iconique. Quand les gens arrivent à Takamatsu (bien que j’avoue douter qu’il y en ait encore beaucoup qui arrivent en ville par bateau comme dans le temps) et ceux qui en partent pour aller visiter les îles alentours, devraient se retrouver face à une œuvre qu’ils n’oublieront pas. Pensez à la Citrouille Rouge de Yayoi Kusama sur Naoshima ou encore à Ogijima’s Soul dont je vous parlerez bientôt mais dont je vous ai déjà montré quelques photos. Là, il faut bien avouer que l’effet n’est pas là. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’elle passe inaperçue, ce n’est pas le cas, ne serait-ce que par sa taille, mais elle ne marque pas vraiment les esprits non plus.

 

 

À part ça, le guide officiel nous indique que Liminal Air – core- une sorte de porte d’entrée de Takamatsu, mais là aussi l’effet n’est pas vraiment réussi, les deux piliers sont bien trop rapprochés pour que l’on ait « envie » de passer au milieu, et surtout leur emplacement, pourtant central sur le port, n’est pas le mieux choisi pour en faire un seuil, les lieux de passage étant devant et derrière l’œuvre.

 

(Notez sur cette photo : Megi et Ogi à gauche,
Ōshima que l’on devine au centre et Yashima sur la droite.
De plus, le ferry que l’on voit est le Shikoku Ferry
dont je vous parle déjà par ailleurs)

 

Je terminerai quand même par une note positive. Le fait que les piliers soient peints de différentes couleurs, mais aussi de miroirs, fait que leur couleur, leur luminosité, leur apparence presque, change plus ou moins selon les heures de la journée et le temps qu’il fait. Ceci donne l’impression d’une œuvre à plusieurs facettes, une œuvre mouvante, presque vivante. Et cet effet-là est plutôt réussi. C’est d’ailleurs pour cela que je l’ai pris plusieurs fois en photos à plusieurs moments différents.

 

 

 

 

 

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