Japan Rail Pass & Shinkansen (15e jour – 2 juin 2010 – première partie)

 

Si vous avez déjà voyagé au Japon, vous connaissez certainement déjà le Japan Rail Pass ou JR Pass pour les intimes.

Pour les autres, c’est un passe qui permet de prendre le train de manière illimitée pendant une certaine période et pour un certain prix. Un peu comme le passe Euro Rail ou un passe de transport en commun tout bête.

En plus, il est joli :

 

 

À l’intérieur, il est un peu moins sexy, mais bon, c’est pas le but.

Et pour le règlement sur le côté gauche, ne vous inquiétez pas, il est aussi au verso en anglais.

 

Quelques restrictions qui sont bonnes à connaître à son sujet :

  • Tout d’abord, il ne marche qu’avec les trains de la compagnie Japan Rail ou JR. Mais, avouons-le, ce n’est pas un gros problème, JR est la compagnie principale de trains au Japon, elle dessert l’ensemble du territoire et elle possède les lignes de métro principales de Tokyo.
  • Ce n’est pas donné : au mois de mai, j’ai payé environ 250 € pour une semaine (le tarif est dégressif pour deux ou trois semaines). Mais bon, là aussi, tout dépend de ce que l’on en fait. Si on ne compte prendre que peu ou pas le train, ce n’est même pas la peine d’y penser, mais il suffit d’un ou deux longs trajets pour que le coût soit rentabilisé.
  • Il ne faut pas être résident du Japon et il faut l’acheter en dehors du Japon. Mais ça a priori, si vous voyagez au Japon ce n’est pas un gros gros problème non plus.
  • Sur le Shinkansen, on ne peut pas prendre le Nozomi – le plus rapide – mais il faut être vraiment tatillon pour considérer cela comme un problème quand on peut prendre les autres à volonté.

 

Vous l’achetez donc dans votre pays de résidence et une fois arrivé au Japon, il suffit de se rendre dans une agence commerciale de JR (dans les gares et aéroports) où sur présentation de votre preuve d’achat l’on vous donnera le passe en question (pas besoin d’aller le chercher le premier jour de validité, on peut y aller avant).

Au cours de notre voyage, il nous fut bien pratique puisque pour ces 28300 ¥ nous sommes allés :

  • De Hiroshima à Miyajima (ferry compris).
  • De Hiroshima à Kyōto.
  • Aux quatre coins de Kyōto.
  • De Kyōto à Tokyo.
  • Un peu partout dans Tokyo.
  • Et finalement de Tokyo à Takamatsu.

Ce qui nous aurait coûté beaucoup plus cher sans le JR Pass.
Et le tout sans avoir à nous préoccuper de quoi que ce soit, sinon de réserver nos places à l’avance pour le Shinkansen et de présenter le passe au préposé du guichet à chaque entrée en station (à côté de là où l’on glisse son ticket dans la machine en temps normal).

 

Et donc, pour nous rendre d’Hiroshima à Kyōto, nous avons pris le Shinkansen. Pour les trois qui ne le savent pas encore, le Shinkansen, c’est le TGV japonais. Et j’avoue que c’est une expérience des plus intéressantes et des plus plaisantes. J’ai parfois du mal à saisir pourquoi les Japonais adorent leurs trains et le Shinkansen en particulier, je crois que j’ai compris un peu ce jour-là.

Déjà, il vous faut savoir que les trains japonais sont toujours à l’heure. Toujours !

D’ailleurs, c’est assez amusant de voir que sur le quai, il y a même un employé (plus ou moins chef de gare) dont le boulot est – entre autres – de noter l’heure à laquelle le train arrive et de bien prendre garde à ce qu’il parte à l’heure exacte, pas une minute de plus, ni de moins. Et c’est pas qu’une question liée à l’importance que les Japonais attachent à la ponctualité, c’est aussi une question de sécurité, car sur une ligne donnée, c’est pas un toutes les deux heures qu’il y en a des Shinkansen, mais un toutes les 10 minutes environ !

Ensuite, la deuxième chose qui marque c’est l’intérieur. Alors que le Japon est un pays où l’on manque traditionnellement de place, où les maisons sont petites, les jardins minuscules, les champs et les voitures pas bien grands pour ne citer qu’eux, le Shinkansen surprend par l’espace dont on dispose à l’intérieur. Alors que je ne sais que faire de mon mètre quatre-vingt-sept quand je prends le TGV, ici pas de problème, le siège de devant est presque à un mètre devant moi ; peut-être pas tant, mais impossible de le toucher avec mes genoux même si j’essayais. Même l’allée centrale est spacieuse et on peut y croiser quelqu’un sans problème.

 

 

La vitesse ensuite. Oui, il est rapide, très rapide même. Il a fait les – environ – 300 kms qui séparent Hiroshima d’Osaka en moins d’une heure et demi, et pourtant il s’est arrêté à un certain nombre de gares entre les deux. Bref, je fus plus que séduit, et je dois avouer que cela me rend la mauvaise conception des voitures du TGV encore plus insupportable : je suis tout particulièrement fan – ironie – du relativement nouvel habillage fait par l’inénarrable Philippe Starck, certes on y a un peu plus de place à l’intérieur que dans l’ancien… mais il est maintenant interdit de voyager avec des bagages les jours d’affluence, c’est vrai après tout, qui aurait la drôle d’idée de voyager avec des bagages ? Bref passons et revenons à des choses plus positives c’est-à-dire le Shinkansen grâce à qui nous pûmes quitter Hiroshima à 9h15 et arriver – après un changement de train et une correspondance de 5 minutes environ à Osaka – à Kyōto à 11h04.

 

 

Au passage, je pus observer un peu plus de la partie occidentale de Honshū et entrevoir le Château d’Himeji malheureusement actuellement en rénovation (et ce jusqu’en 2015 normalement, je vous avertis au cas où vous aviez dans l’idée d’aller le visiter dans un futur proche).

Mais trêves de bavardages, car c’est rien de moins que Kyōto qui m’attendait pour cette journée du 2 juin et les suivantes.

 

  Accueillis par Astro Boy (aka Atom) à la Gare de Kyōto

 

 

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