Le Lieu Le Plus Déprimant du Japon

 

Au cours de cette première soirée à Osaka, je suis allé dans le « lieu le plus déprimant du Japon » et je ne dis pas ça parce qu’apparemment Paris Hilton y est passée et s’y est faite prendre en photo ; d’ailleurs, sachez que ce lieu est multiple et qu’il existe dans toutes les villes du Japon, souvent en plusieurs exemplaires.

Avant d’aller plus loin, je me dois de rappeler une chose aux plus novices en japanologie parmi mes lecteurs. Cette chose, c’est le fait que la femme japonaise (et là, je crois que je peux me permettre de généraliser sans trop de risques) est obsédée par deux choses ! Non, je ne vais pas parler ici des produits de luxe occidentaux et particulièrement français. J’ai rencontré plusieurs Japonaises – dont 康代 – qui se contrefichent complètement de Louis Vuitton et autres bêtises dans ce genre.

Oui, je conçois que cette affirmation fasse douter nombre de mes compatriotes habitués à Tokyo (et surtout habitués aux Tokyoïtes de sexe féminin) pourtant dès que l’on s’éloigne un peu de la capitale (et des autres mégapoles ?) on rencontre rapidement des gens très fréquentables (un peu comme en France en fait) qui ne se préoccupent que peu ou pas de telles choses aussi superficielles et inutiles et dont le prix peut servir à nourrir certains villages africains pendant plusieurs années. Mais revenons à nos moutons : les Japonaises – toutes les Japonaises – sont obsédées par deux choses:

  • Les animaux.
  • Les choses mignonnes (ou « Kawai !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! » – prononcer kawa-i avec tout autant de points d’exclamation).

En d’autres termes, un animal mignon sera la combinaison ultime et pourra les plonger dans des états proches de l’hystérie et ça, certaines personnes peu scrupuleuses l’ont bien compris (oui, il y a des personnes peu scrupuleuses au Japon aussi).

Le résultat ?

Les magasins de chiens et chats au Japon

Déjà qu’en France ces magasins m’attristent toujours un peu (non, sachez que les chiens et les chats ne sont pas faits pour passer leurs journées dans des vitrines) au Japon c’est bien pire car il en va carrément de la santé physique mais surtout mentale de l’animal !

Pour les chats, cela passe encore, le chat étant un animal plus ou moins solitaire et de toute façon, même un chat ayant eu un développement sain aura quelques tendances psychotiques. Non, fans de chats, pas la peine de m’envoyer des e-mails d’insultes, je fais juste semblant de détester ces créatures du démon et de leur trouver tous les torts…

Pour les chiots, c’est une toute autre histoire. Dans ces magasins, ils sont enfermés là, par dizaines, dans des cages en verre à peine plus grosses que de gros fours à micro-ondes, n’en sortant que peu ou pas, passant leurs journées seuls dans leurs déjections.

Et le pire c’est leur âge !

Bien souvent, ils ont à peine deux mois, que dis-je : moins de deux mois ! Car, plus ils sont petits, plus ils sont mignons et donc plus susceptibles d’attendrir la Japonaise en quête d’une affection qu’elle ne retrouve que peu ou pas chez ses compatriotes de la gente masculine – oui, je sais, je force un peu le trait, le plus souvent se procurer un chien a plus à voir avec le phénomène de mode du moment, elle s’en achètera un comme elle achètera un nouveau sac Vuitton.

Et si vous connaissez bien les chiens, vous savez qu’ils ne sont sevrés qu’à l’âge de deux mois et que, dans tous les cas, même sevré, un chien a un besoin presque permanent de compagnie (que ce soit sa mère, ses frères et sœurs ou au pire des humains lui tenant compagnie et l’éduquant) lors de sa petite enfance pour qu’il ait un développement psychologique normal. Oui, le chien est un animal grégaire. Est-il besoin de le rappeler ? Au Japon, apparemment, oui.

Bref, il y a de quoi s’inquiéter gravement du sort de ces animaux. Et puis quoi, pas besoin d’être vétérinaire pour comprendre – en les observant quelques minutes – que ces chiots sont complètement déprimés et près à nous faire de beaux névrotiques plus tard. Quelque part, heureusement que les Japonaises sont plus fans de chihuahuas que de pit-bulls. Et pour en rajouter une couche, les néons éblouissants toute la journée, et le bruit digne d’une pharmacie ne doivent faire qu’aggraver les choses.

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Surtout, je ne sais pas si on doit se rassurer quand ces petites créatures sont achetées par des Japonaises les ayant trouvé trop « Kawai !!!!!!!!!!!!! » J’ai entendu d’horribles histoires quant aux traitements infligés à ces petites bêtes par celles les confondant avec un accessoire de mode (« Ah bon ? Il faut les nourrir tous les jours ? » La Japonaise fashion victim n’étant pas toujours doté d’un cerveau en état de fonctionner) mais comme sur ce blog je ne colporte aucune rumeur et me contente de vous faire part de mes observations, je ne m’étendrai pas plus sur le sujet.

Et que penser des chiens ne trouvant pas preneurs et qui ont six, parfois huit mois et qui sont toujours dans leur cage ? Que va-t-il leur arriver si personne ne les achète ? Je crains le pire…

Bon promis, j’essaierai de foutre un peu moins le bourdon avec mon prochain post.

 

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