D’ici un jour ou deux (avec mes mésaventures du départ, j’en ai presque oublié ma date d’arrivée, c’était le 7 novembre je crois, ah non, le 8 ) cela fera un mois que je vis au Japon.

Et donc près d’un mois après cette arrivée, je suis enfin installé dans mon premier « chez moi » japonais (depuis à peine quelques jours) et je suis enfin de retour sur le blog grâce à une connexion internet dont les détails techniques me dépassent encore un peu : il n’y a pas de modem visible, on branche simplement l’ordinateur dans la prise du mur, le contrat d’abonnement étant signé à l’agence immobilière et pas auprès d’un organisme tiers, apparemment ça se passe parfois comme ça au Japon avec le web par fibre optique.

 

Le Dôme de Marugamemachi.


 

Il serait vain d’essayer de vous raconter ce mois en entier, mais en voici quelques détails épars et autres « pensées » que j’ai notées au cours de ces 30 derniers jours.

Peut-être développerai-je certains détails pour en faire un article complet ultérieurement. Peut-être pas. Cela dépendra, entre autres, du temps dont je disposerai (c’est que je suis redevenu salarié à temps complet, je ne suis plus freelance à domicile).

Avertissement : quelques affirmations à l’emporte-pièce du genre « les Japonais sont ceci ou cela » seront faites dans ce texte, elles sont à prendre avec les pincettes qui conviennent (oui, je sais, c’est pas « tous les Japonais » et je reviendrai très certainement sur ces généralisations grossières quand j’aurai passé un peu plus de temps sur place et que je comprendrai mieux les tenants et les aboutissants d’un certain nombre de choses.

 

Or donc…

 

Dès le lendemain de notre arrivée, nous nous sommes rendus à la Mairie pour faire faire ma Alien Registration Card (ma Carte de Séjour quoi). Expérience assez différente que celle que peut vivre un étranger faisant faire la sienne en France (surtout en région parisienne), vu qu’à la mairie, le guichet pour les étrangers est celui où il y a le moins de monde et le temps d’attente est donc nul. J’espère que les employés chargés des étrangers (j’en ai dénombré deux voire trois) n’ont pas que ça à faire, sinon c’est pas un boulot trop crevant.

Au passage, une chose surprenante à la mairie (et dans tout un tas de bureau, remarquai-je plus tard) c’est que le concept d’open space est poussé à son paroxysme puisque celui-ci est ouvert sur le public, les guichets étant la seule chose séparant les bureaux des visiteurs/clients.

L’administration japonaise est assez intéressante et très différente de la nôtre. Quand on fait une quelconque démarche (en tout cas, toutes celles que j’ai faites jusqu’à présent), on nous fournit les papiers à remplir, mais on les remplit sur place, puis l’employé les traite en direct ou presque. Pas de « revenez plus tard », pas de « il manque le formulaire x3256g, revenez plus tard » et ce genre de choses, et au final elle m’a l’air assez bien foutue.

Encore un exemple de la capacité d’organisation des Japonais.

Par contre, ceci est contrebalancé par une incapacité presque totale à improviser (existe-t-il seulement un mot pour dire « improviser » en japonais ?)

Plusieurs fois, j’ai vu des Japonais dans une situation donnée perdre plus ou moins tous leurs moyens dès qu’ils font face à une situation complètement inattendue. De même quand ils ont devant eux une situation n’entrant pas dans une des cases prédéterminées auxquelles ils sont préparés.

Je sais que quand nous venions ici en vacances, mes beaux-parents me prenaient pour un total inconscient (je n’ose croire « un imbécile ») parce que je ne prévoyais pas notre séjour de A à Z.

Je pense que j’aurai maintes fois l’occasion de revenir là-dessus.

 

Ah oui, ce mois-ci, le Beaujolais Nouveau est arrivé au Japon. Ici dans un Konbini ! À 20 € la bouteille, ça fait cher le litre de vin dégueulasse.


 

Au bout de deux jours au Japon, je n’avais toujours pas vu Takeshi Kitano à la télé. Je commençai à m’inquiéter. Mais le troisième jour, il m’est apparu dans un costume de souris. Ouf, j’étais soulagé, tout était pour le mieux.

 

Le Saviez-vous : en novembre il y avait la Coupe du Monde de Volley-Ball au Japon (apparemment et pour une raison que j’ignore elle est tout le temps au Japon). Rassurez-vous, ici aussi, on n’en a parlé uniquement tant que les équipes japonaises étaient en course (les femmes ont fini 4e quand même, les hommes plutôt vers le bas du classement). Apparemment, il ne faut pas la confondre avec le Championnat du Monde de Volley-Ball, ce serait différent.

 

Hyokotan, mascotte de Hyogo-machi à Takamatsu.

Au Japon, il y a des mascottes mignonnes pour tout ! Je vous présente Hyokotan, la mascotte de Hyōgomachi, c'est-à-dire la rue couverte où fut prise cette photo !


 

Une des entrées de Hyōgomachi.


 

J’ai enfin fait ma première rencontre avec un Kotatsu.

Bon d’abord, si vous ne le saviez-pas, les maisons japonaises en hiver, c’est une très mauvaise idée (ah, on m’informe que la seule alternative c’est dehors… oui bon, d’accord). Non seulement, elles sont mal isolées, mais en plus elles ne disposent que de peu ou pas de radiateurs !

Alors pour ne pas mourir de froid, les Japonais (plutôt que de se mettre à isoler et chauffer leurs maisons) ont pleins de gadgets chauffants ici ou là : lunettes de toilettes chauffantes, tapis chauffants, radiateurs portatifs ne chauffant pas grand-chose. Et… les Kotatsu… Il s’agit d’une table basse avec une couverture tout autour de la table et un truc chauffant sous la table.

Au début, je trouvais cela assez désagréable, d’avoir ainsi la moitié inférieure du corps au chaud (glissée sous la couverture) et la moitié supérieure se les gelant toujours autant. Mais on s’habitue très très vite. Tellement vite, qu’en fait le Kotatsu est un véritable piège, vu qu’une fois glissé dessous, il est très difficile d’en sortir, il y fait trop bon, et il fait bien trop froid dans le reste de la pièce, voire de la maison.

Bref, vivement l’été quand même (ah, on m’informe que l’hiver n’est même pas encore là… c’est bien ce que je disais, vivement l’été).

Un autre truc qui m’interpelle à propos des Kotatsu, c’est le fait que les Japonais sont plutôt des obsédés de la sécurité, et que mettre un truc électrique et chauffant dans une couverture ainsi ne me semble pas être des plus sûrs. Mais bon, je n’ai jamais entendu parlé de vagues d’incendies causés par des Kotatsu en hiver, donc ça doit pas être très dangereux.

 

Je ne peux pas écrire un tel article sans photo de toilettes japonaises futuristes, n'est-ce pas ?


 

Sinon l’autre jour je suis allé dans un pub irlandais. Au début, ça fait un peu bizarre, mais au final la personne m’y ayant invité a eu une très bonne idée. Autant je suis pour m’immerger autant que possible dans la culture japonaise, autant si je veux boire de la bonne bière de temps en temps, il me faudra bien trouver des lieux comme celui-là.

 

Marrant, l'autre jour, je parlais avec je ne sais plus qui (Julia ?) du fait qu'on ne trouvait jamais de légumes en vrac au Japon, et pof, le lendemain je tombai sur cette échoppe en plein centre-ville et que je n'avais jamais remarquée auparavant.


 

Et puis j’ai aussi trouvé un lieu où les gens s’habillent normalement le samedi soir : jeans T-shirt ou tenue similaire pour tout le monde, loin du look puputte pour les filles et… et… et je ne sais pas comment l’appeler pour les mecs, mais c’est pas beaucoup plus ragoutant. Il s’agit d’une salle de billard. J’y reviendrai. Juste dommage qu’elle ne fasse que salle de billard et pas bar en plus (à la limite avec un petit groupe jouant du bon vieux classic rock aussi – ouhla, je me trompe de pays soudain). Anecdote rigolote, à la fin de la soirée, le mec le plus bourré dans la salle étant le tenancier.

 

Vous pensez que "シンプリ主義" ça veut dire "99%" ?


 

En général, je croise en moyenne un ou deux étrangers par jour dans les rues de Takamatsu, mais l’autre jour (un dimanche après-midi) pof, 15 d’un coup ! C’était à Chūō Kōen, le petit parc du centre-ville (Chūō Kōen ça veut dire « parc du centre ») et c’était un groupe d’étudiants étrangers jouant au foot.

Vision assez intéressante.

Par contre, ils parlaient tous en anglais… Si c’est comme ça qu’ils pensent progresser… (oui bon, je dis ça, je ne m’y suis pas encore mis au japonais… c’est pour janvier, je prendrai des cours et tout ça).

 

En parlant de vision intéressante...


 

Bon, c’est tout pour aujourd’hui, mais n’oubliez pas de me rappeler de vous parler de :

-Mon tout premier tremblement de terre !

-Du fait que désormais je ne m’appelle plus David Billa selon de nombreux Japonais, en particulier une employée de banque.

-Si vous y tenez, je vous parlerai aussi de la recherche d’appart au Japon (ou du moins à Takamatsu), mais je vous avertis, c’est pas si différent que ça de la France ou des US.

 

Ah oui, avant que j’oublie. J’ai aussi créé une page Google+ pour le blog, n’hésitez pas à la mettre dans vos cercles et d’appuyer sur le nouveau bouton +1 dans la colonne de droite.

 

Je termine par deux photos :

 

Un Onba de Onba Factory qui s'appelle Foucault et qui s'est échappé d'Ogijima pour atterrir à Hyōgomachi, étonnant non ?

 

Disco Stu est vivant, il s'est réincarné en Japonais à la télé ! (edit: pour éviter tout malentendu, je veux parler du mec de droite, celui de gauche c'est bien évidemment le petit frère japonais de Laurent Voulzy).


 

15 commentaires sur “Un Mois au Japon”

  1. Sur la dernière photo, tu es sûr que c’est Disco Stu ? Ce ne serait pas plutôt Laurent Voulzy fraîchement lifté qui tente une nouvelle carrière au Japon ?

    1. J’allais te répondre « tu dis ça parce que tu l’as pas vu marcher » mais en fait je viens de comprendre. Tu parles du mec de gauche… et moi de celui de droite. (apparemment, ils sont célèbres, il faut donc que je me renseigne un peu plus sur eux)

  2. A partir de septembre prochain tu risques de me croiser souvent 🙂
    Ça ne m’étonnerais pas que le groupe d’étudiants étrangers fassent partie de ma future école, étant située tout près du parc Chuo. En effet ça n’a aucun intérêt de se parler en anglais.

    1. Peut-être qu’on se croisera alors.
      Sinon, pour le « parler anglais » j’étais un peu ironique, je ne sais rien d’eux, si ça se trouve ils n’étaient pas étudiants et/ou ne savent pas assez bien parler japonais pour pouvoir communiquer correctement dans une telle situation (un match amical de foot donc). Il y a aussi la possibilité que l’anglais soit la langue natale de la majorité d’entre eux, donc ce serait un peu bizarre qu’ils se parlent dans une autre langue.

  3. Haha, oui, nous avions bien évoqué l’absence de légumes en vrac ensemble, quelle bonne surprise! Je tiens à te remercier encore une fois pour les efforts que tu fais afin d’éviter les généralisations sur les Japonais. C’est une démarche que je trouve malheureusement trop rare sur bien des blogs et qui rend tes analyses sur la société japonaise d’autant plus intéressantes!

    Ravie d’avoir de vos nouvelles; j’espère que ton nouveau boulot n’est pas trop éreintant et que vous n’avez pas eu trop de mal à trouver votre « chez-vous » 😉 Très bonne continuation à vous deux!

    1. Merci beaucoup. Même si je n’ai jamais fait d’anthropologie ni d’ethnologie à proprement parler, j’en ai assez fait informellement sur le peuple américain et le peuple français pour savoir éviter de tomber dans ces travers (en fait en privé, je fais toujours des généralisations abusives, mais en privé, les gens savent plus facilement comment les prendre).

      Le boulot est moins crevant que je ne l’aurais imaginé, mais c’est aller au boulot et en revenir qui l’est parfois (qui a dit que je ne faisais pas assez de sport?)
      L’appart fut en fait très facile à trouver. Si ça nous a pris du temps, c’est surtout parce que 康代 voulait en visiter toujours plus.

  4. « À 20 € la bouteille, ça fait cher le litre de vin dégueulasse. »
    tu m’étonnes ! 🙂
    Sinon, j’ai envie de dire : eh ben dis donc ! M’est avis qu’Ogijima.fr va prendre une toute autre ampleur dans les mois à venir.
    sinon, rien à voir mais fais gaffe à tes pubs adsense : je viens de tomber sur un site intitulé « femme sans culotte » du plus mauvais effet salopiaud !
    Olrik, il vient juste de cliquer sur le site en question.

    1. J’espère qu’il prendra une autre ampleur et dimension, même s’il y a le risque que les choses autour de moi devenant de plus en plus « normales » à mes yeux, je les voie de moins en moins comme des sujets de blog potentiels. Ça et le fait que bosser à temps complet, on dirait pas comme ça, mais ça me laisse carrément beaucoup moins de temps pour écrire.
      (mais bon, j’ai de la marge, j’ai encore quelques dizaines de vieux trucs dans mes boîtes)

    2. J’oubliais pour le adsense: Ouais, peut-être je devrais le virer pour ce que ça me rapporte (de quoi payer le nom de domaine, mais même pas assez pour l’hébergement).
      Pour la pub en question, je ne peux savoir, chaque personne voit des pubs différentes selon un certain nombre de facteurs (l’historique du browser du lecteur???? 😉 ), ou alors c’est à cause de la photo des petites pouffes (excuse my language) sur la couverture du magazine plus haut.

      1. En tout cas tu peux limiter la casse sur la console adsense avec la rubrique autorisation/blocage d’annonces. Pas pleinement satisfaisant mais ça évite de se retrouver avec des annonces de marabouts ou de chaudasses. Tiens, là, j’ai droit à une brune insipide pour un site de rencontre. Manque plus qu’Amanda Lear pour faire la promo de son dernier disque, et ce sera parfait ! 🙂

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