L’Été de Kikujirō

 

L’Été de Kikujirō Je viens de revoir L’Été de Kikujirō (Kikujirō no Natsu – 菊次郎の夏) de Takeshi Kitano.

La première fois, c’était il y a presque quatre ans, à l’époque où je commençai tout juste à m’intéresser au Japon. Je ne connaissais de Kitano que Sonatine (peut-être le premier film japonais que j’ai dû voir de ma vie, il y a une quinzaine d’année) et Dolls dont je suis très fan (parfois, je me demande si je ne suis pas le seul, je n’entends jamais parler de ce film quand on parle de Kitano).

J’étais curieux de voir ce qu’une comédie réalisée par lui pouvait bien donner (surtout que j’avais appris qu’au Japon, il était plus connu pour être comédien que pour ses films). Je dois avouer qu’au début j’avais eu un peu de mal à entrer dans le film, mais petit à petit je m’étais laissé porter par cette histoire et surtout par ces personnages ; plus le petit Masao et l’ex-Yakuza s’attachaient l’un à l’autre, plus moi aussi je m’attachais à eux.

Aujourd’hui, l’émotion était intacte, j’ai tout autant aimé le film que la première fois, peut-être même un peu plus, n’étant plus déstabilisé par le rythme et le montage un peu inhabituels pour qui n’est pas habitué aux films de Takeshi Kitano.

Difficile d’en parler plus en détails sans dévoiler les moments clés du film, non que l’intrigue soit pleine de suspense, mais parce que l’intérêt de ce film se trouve aussi dans l’évolution du ressenti du spectateur.

L’Été de KikujirōSans vouloir trop en dévoiler, le film s’ouvre sur le début des vacances d’été et par ce petit garçon élevé par sa grand-mère et qui, resté à Tokyo alors que tous ses amis sont partis en vacances, s’y ennuie comme un rat mort. Il décide alors d’aller voir sa mère vivant dans la Préfecture d’Aichi et qu’il n’a pas revue depuis plusieurs années. Il se retrouve un peu par hasard accompagné par l’ami d’une amie de sa grand-mère, un homme entre deux âges, bourru et vulgaire. S’ensuit alors une espèce de road movie singulier dans la campagne japonaise (que je découvrais pour la première fois).

J’aime tout particulièrement la deuxième moitié du film et l’évolution des personnages, ou plutôt devrai-je dire du personnage principal, l’homme joué par Kitano qui contrairement à ce à quoi l’on pourrait s’attendre est celui qui subit une véritable évolution du début à la fin du film. Masao lui reste le même petit garçon innocent du début à la fin. Mais j’en ai déjà trop dit.

Je vais donc m’arrêter là et vous conseiller chaudement de voir ce beau film qu’est L’Été de Kikujirō. Un film un peu hors norme (en tout cas d’un point de vue occidental) mais aussi un film attachant, voire émouvant…

 

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