Promenade à Vélo dans la Campagne d’Okayama

 

En juin dernier, après avoir visité le Château d’Okayama, puis le Kōraku-en, et finalement mangé un délicieux bol de Ramen dans un petit restaurant d’une petite rue du centre-ville, nous sommes retournés à la gare et avons sauté dans un petit train local vers la gare de Bizen-Ichinomiya, juste à l’extérieur de la ville (en fait, le coin fait toujours administrativement partie de la ville d’Okayama) pour faire une chose que je souhaitais faire depuis longtemps en fait : une après-midi à vélo en pleine campagne japonaise et au milieu des rizières, depuis cette gare jusqu’à celle de Sōja avant de retourner à Okayama, puis à Takamatsu.

Nous ne sommes pas exactement partis à l’aventure : apparemment, c’est quelque chose qui se fait pas mal dans le coin. D’ailleurs on peut louer des vélos à la gare que l’on peut ensuite déposer à l’une des autres gares des environs. Quand on prend les vélos, il nous est aussi fourni une carte de la région incluant ce qu’il y a à voir, et partout sur le trajet il y a des panneaux destinés aux vélos et indiquant le chemin à suivre entre les routes, maisons et rizières.
Vous savez comment les Japonais aiment bien tout délimiter, expliquer et indiquer pour ne laisser aucune place à l’improvisation. Tiens d’ailleurs, je pense qu’il ne doit pas y avoir de mot pour improvisation en japonais, si ?

D’ailleurs, au passage, ma belle-mère pense que je suis un inconscient tête en l’air, limite suicidaire quand elle me voit décider de faire une activité sans la planifier de A à Z, c’est-à-dire presque tout le temps. Et même 康代 c’est limite ; ce malgré plusieurs années de vie commune et même un peu plus de vie au milieu des Français. Si elle savait comment je vivais avant notre rencontre (pour vous donner une idée, le mot « planifier » était plus ou moins banni de mon vocabulaire).

Mais revenons à nos moutons et à la campagne d’Okayama ou plutôt notre parcours à vélo dans celle-ci.

Tout d’abord le négatif :

– Certes, c’est bien de pouvoir louer des vélos pour visiter ce petit bout de Japon, mais ce serait un peu mieux s’il s’agissait de vélos faits pour faire de la route – en l’occurrence une vingtaine de kilomètres – et pas juste deux trois kilomètres en ville pour faire les courses : lourds, qui freinent mal, pas confortables, sur la fin ils devenaient plus une torture qu’autre chose. Bon, je reconnais que si j’avais été en meilleure forme physique, ça aurait été plus facile. Je me laisse un peu trop aller ces derniers temps, il va falloir remédier à ça bientôt.

– La carte des environs. Vous savez comment les Japonais adorent les choses mignonnes, et bien pour les cartes aussi. Tout était bien dessiné avec plein de petites mascottes partout et des trajets tout en rondeurs. En d’autres termes, une carte pas du tout fidèle à la réalité où l’échelle, l’exactitude des angles et des distances était tout simplement inexistantes. Bref une carte totalement inutile quand on a vraiment besoin d’elle, c’est-à-dire quand par exemple on se trompe de croisement au milieu de nulle part et qu’on perd ensuite 30 minutes pour retrouver son chemin. J’ai la réputation de ne pratiquement jamais me perdre, c’est une réputation justifiée, mais j’avoue qu’elle provient surtout du fait que je sais utiliser une carte quand je me trompe de route. Mais encore faut-il que la carte serve à quelque chose d’autre que d’être mignonne.
J’aurais bien aimé la scanner pour vous la montrer, mais vu que je ne la retrouve pas, je crois bien qu’en signe de vengeance, je lui ai réservé un sort peu enviable à base de froissement et de poubelle (sort que je ne réserve habituellement pas à ce genre de document, ou du moins pas avant qu’il n’y en ait une copie électronique sur ce blog).

Le positif maintenant :

Une superbe après-midi passée au calme au milieu de la nature (même si au milieu des rizières, à part des grenouilles et des sangsues, la nature sauvage c’est pas trop ça), avec un temps superbe, et des temples tout aussi superbes. Car oui, si le coin est vaguement populaire, c’est qu’il abrite un certain nombre de temples, les trois principaux étant :

  • Kibitsuhiko Jinja
  • Kibitsu Jinja
  • Bitchu Kokubunji

Je ne vous en parle pas maintenant car les trois auront droit à leur propre article dans les jours qui viennent et en attendant quelques photos du reste :

 

 

Àh c’est sûr, c’est autre chose que Shibuya.

 

 

Et ils étaient tellement adorables que j’en remets une couche :

 

Fukuda Kai Honbu

 

Si je ne me trompe pas, ce temple s’appelle Fukuda Kai Honbu, il avait l’air assez sympa et d’un look assez différent des temples bouddhistes auxquels je suis habitué (probablement une branche que je ne connais que peu ou pas), mais malheureusement il était fermé pour je ne sais quelle raison. Peut-être tout simplement le fait qu’il s’agissait d’un petit temple à la campagne, mais en général, même ceux-là ont un moine ou deux qui vaque à ses occupations. Là non.

 

 

 

 

Tsukuriyama Kofun
Tsukuriyama Kofun

 

Et puis j’ai pu voir un Kofun pour la première fois de ma vie. Vous savez, ces tertres gigantesques servant de tombes aux seigneurs de la Période Yamato. Sympa le petit village construit sur son flanc, non ?

 

Le même, vu de l’autre côté.

 

 

 

 

Au final, une très belle après-midi passée à faire une chose que j’aime tout particulièrement mais que je ne fais vraiment plus assez (du vélo dans la campagne), je conseille chaudement à tous ceux qui ne sont pas allergiques à la nature (je plains les autres).

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View Okayama Countryside Bike Trip in a larger map

Je voulais tracer le trajet sur la carte mais cela s’est avéré plus compliqué que prévu. Vous m’en excuserez.

 

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6 commentaires sur “Promenade à Vélo dans la Campagne d’Okayama”

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