Bikan à Kurashiki

 

Il y a une quinzaine de jours, puisque c’était férié, nous en avons donc profité pour aller faire un tour à Kurashiki dans la Préfecture d’Okayama (au passage, c’était mon premier et seul séjour sur Honshū depuis mon arrivée au Japon), plus particulièrement dans le quartier connu sous le nom de Bikan. Il s’agit d’un quartier marchand de l’Époque d’Edo.

À cette époque, la ville de Kurashiki était connue sous le nom de Tenryo et dépendait directement du Shogunat et elle était une ville marchande d’où étaient « exportés » de nombreux produits de la région (je présuppose vers Edo). À l’époque le quartier était situé pratiquement en bord de mer (aujourd’hui celle-ci est à une dizaine de kilomètres) et de nombreux entrepôts bordaient les rives de la rivière Kurashiki.

Ce sont ces entrepôts tous du même style architectural qui ont été conservés et qui servent aujourd’hui de musées, boutiques et autres restaurants.

 

Le quartier est rempli de ruelles comme celle-ci…

 

… et de maisons et bâtiments comme celle-là.

 

Murs en bois brûlé, si caractéristique des vieilles maisons japonaises.

 

 

La rivière Kurashiki

 

 

Dans Bikan, on trouve aussi le Musée Ohara qui fut le premier musée d’art occidental ouvert au Japon en 1930. Au tout début, on n’y trouvait que des artistes français, mais rapidement des oeuvres d’autres grands noms européens y ont élu domicile et certains cafés et boutiques alentours en profitent pour prendre des allures européennes (ou au moins des noms). Aujourd’hui, on y trouve même des artistes japonais.

 

 

 

Ce bâtiment au style très différent des autres s’appelle Yorinso, et appartenait à la famille Ohara. Ses tuiles cuites ont une teinte verte unique dans le quartier et donnent au bâtiment son surnom, le « palais vert. »

 

 

 

 

Un autre lieu notable du quartier est surnommé Ivy Square (le quartier du lierre) on comprend de suite pourquoi avec la photo au dessus. Il s’agit d’une ancienne filature devenue aujourd’hui un hôtel, des restaurants, et autres espaces culturels et/ou touristiques.

 

 

 

 

 

 

Et comme souvent on finit par quelques photos d’un temple (Achi-jinja) :

 

 

 

 

La présence de drapeaux sur les temples certains jours fériés me surprend encore, mais il est vrai que le Japon n’est – en théorie – pas un pays laïque (même si dans la pratique il l’est beaucoup que tout un tas de pays qui en font autrement tout un plat).

 

 

 

 

Il est vrai que ce quartier est assez magnifique, mais je ne sais pas si c’était à cause de l’hiver ou du fait que nous étions un jour férié (et que donc les rues étaient remplies de touristes) mais je n’ai pas adoré au point que je l’aurais voulu. je vous le conseille toutefois, et moi aussi il faudra que je retente une visite en semaine et à une autre saison.

 

 

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