Triennale de Setouchi 2019 – Quatrième Partie – Shamijima

Nous étions le premier mai, et pendant que les Français fêtaient le travail, je suis allé sur Shamijima voir ce que la « presque » île avait à offrir cette année pour la Triennale de Setouchi 2019.

Pour rappel cet île n’en est plus une puisqu’elle a été rattachée à Shikoku dans les années 60. De plus, elle ne fait partie de la Triennale qu’au printemps (ne me demandez pas pourquoi, je ne le sais pas, mais ça me chagrine bien), donc vu que la plupart des œuvres que je vais présenter aujourd’hui ne sont déjà plus disponibles, je serai très bref. Mais j’ai quand même quelques photos à vous montrer, en espérant qu’elles vous feront envie pour 2022, ou si jamais les artistes présentés passent du côté de chez vous un jour (par exemple, Oscar Oiwa expose de plus en plus en Europe, et Leonid Tishkov est russe, et y expose aussi pas mal).

 

Et comme souvent, une visite de Shamijima débute par un arrêt à Stratums de Tanya Preminger :

Stratums qui était bien vert pour une fois. Je sais pas vous, mais personnellement, j’adore le land art, et j’ai toujours eu un faible pour cette colline, peut-être parce que je l’ai vue à ses tout débuts ?

 

Petit passage devant Sora Ami de Yasuaki Igarashi, un autre vétéran de la Triennale. Notez que si vous venez en automne, Sora Ami aura déménagé sur Honjima.

Si je me dépêchais ainsi, c’est qu’il n’était pas question de rater la cérémonie de réouverture d’Oiwa Island 2, une troisième œuvre qui n’est pas nouvelle non plus, mais qui voyage d’île en île à chaque triennale (Ibukijima en 2013, Shodoshima en 2016 et donc, Shamijima en 2019).

La veille, son auteur, Oscar Oiwa, m’avait convié à venir l’aider à l’installer, mais c’est avec grand regret que je n’avais pu m’y rendre. Donc nos retrouvailles ne se firent que le lendemain. Content de le revoir, même si du coup, on a pas trop pu discuter, car il y avait du monde, beaucoup de monde :

Les messieurs ci-dessous, si j’ai bien compris, sont les chefs de communauté des îles Shiwaku (l’archipel sous et légèrement à l’ouest du Grand Pont de Seto et dont Shamijima fait partie), et ils ont chanté une chanson de la région vieille d’environ 400 ans :

 

Notre quatrième rencontre, mais première photo ensemble.

 

Mon fils est très fan d’Oiwa Island 2.

 

Pas beaucoup de photos d’Oiwa Island 2 cette fois-ci, il y avait juste trop de monde, mais ne vous inquiétez pas, j’y suis retourné quelques jours plus tard (mais au rythme où je poste cette année, je ne sais pas trop quand vous les verrez ici, désolé).

 

Et hop, on repasse devant Sora Ami (et comme on a déjeuné à côté, les enfants y ont beaucoup joué) :

 

Cette girafe n’a rien à voir avec la Triennale de Setouchi, mais vous êtes d’accord que je ne peux pas ne pas vous la montrer.

 

Pivot de Madeleine Flynn & Tim Humphrey. Des balançoires à bascule équipées d’une intelligence artificielle qui vous parle. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à lire l’interview que j’ai faite des auteurs (en anglais).

 

Yotta’s Wandering Asylum Project où il est question de transformer un bateau en œuvre d’art tout au long du mois où la Triennale de Setouchi est à Shamijima.

 

The Food Club par Anahita Razmi

 

Suivi de Sea Drop de Yoshitaka Nanjo, une œuvre autour du sel (un thème récurrent sur Shamijima, l’île étant autrefois connue pour ses marais salants, comme une bonne partie de la côte de Kagawa avant qu’elle ne soit bétonnée):

 

Une superbe œuvre, suivie d’une autre œuvre tout aussi superbe et poétique, Moon and Salt Trilogy par Leonid Tishkov.

The Moon and the Sun in empty bookshelves

 

Solvejg, background of a memory

Visite réalisée en compagnie d’Oscar Oiwa.

 

The lunar vessel, dedicated to Kakinomoto-no-Hitomaro

 

Une superbe œuvre (en fait, trois œuvres) que je vous montrerai plus en détails tôt ou tard. Là, aussi, en attendant, je vous invite à lire mon interview (là encore en anglais) de Leonid Tishkov:

Leonid Tishkov on Shamijima

 

Tiens, mais c’est Mori-san qui guide une des visites guidées officielles de la Triennale !

(vous savez, celles que j’aurais dû guider avant que l’agence s’en occupant ne décide de ne finalement faire que des visites guidées en japonais… la prochaine fois peut-être ?)

 

Le Grand Pont de Seto dans la brume.

 

Bye bye Shamijima, à très bientôt !

 

Le Triennale Passport est bien rempli.

 

Cet « article » n’est pas totalement fini puisque de retour à Takamatsu, on a fait un saut à Beyond the Borders – the Ocean, que je vois plusieurs fois par semaine depuis trois ans, mais dans lequel je n’étais pas entré depuis aussi longtemps :

 

Voila, c’est tout pour aujourd’hui.

Si vous les avez ratés, je vous invite à lire les épisodes précédents de mes visites de la Triennale de Setouchi 2019:

à suivre…

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