Tenryū-ji, le Temple du Dragon Céleste (15e jour – 2 juin 2010 – quatrième partie)

 

L’après-midi était bien avancée quand nous sommes arrivés au temple de Tenryū-ji, un autre temple inscrit au Patrimoine Mondial de l’UNESCO – je commence d’ailleurs à me demander si Kyōto n’est pas la ville qui a le plus de sites inscrits à l’UNESCO.

Pour vous parler plus en détails de ce temple, je vais une fois de plus vous traduire le dépliant qui m’a été donné à l’entrée :

« Tenryū-ji, littéralement le Temple du Dragon Céleste, situé dans le district Sagano de Kyōto est le temple principal de la branche Tenryū du Bouddhisme zen de l’école Rinzai. Il fut fondé en 1339 par le Shōgun Takauji Ashikaga (1305-1358) en mémoire de l’Empereur Go-Daigo (1288-1339) qui mourut à Yoshino à l’issue de la guerre civile qui permit au clan Ashikaga d’accéder au pouvoir. L’éminent maître zen Musō Soseki (1275-1351) fut alors nommé Moine Fondateur du Temple.

Le site de Tenryū-ji fut précédemment occupé par le temple Danrin-ji, établi au neuvième siècle et qui a une place importante dans l’histoire, car il fut le premier temple zen du Japon. Au treizième siècle, l’Empereur Kameyama (1249-1305) fit construire une villa sur l’emplacement plus ou moins laissé à l’abandon du temple et, c’est là que son petit-fils, Go-Daigo, grandit et fut éduqué.

Pour financer la construction du temple, Musō Soseki commissionna un navire, connu sous le nom du Vaisseau Tenryū-ji, pour une mission commerciale avec la Chine de la Dynastie Yuan. En 1343, la plupart des bâtiments principaux du temple furent terminés. La lignée de Soseki prospéra, jouant un rôle prépondérant dans la richesse de la littérature zen connue sous le nom de Gozan Bungaku. Tenryū-ji est d’ailleurs considéré comme la première des « Cinq Montagnes Zen de Kyōto« .

Depuis sa fondation, Tenryū-ji a été ravagé huit fois par des incendies, le plus récent datant de 1864. De ce fait, la plupart des bâtiments datent de l’Ère Meiji.

Toutefois, le jardin situé derrière le Hōjō (bâtiment principal) est l’un des plus anciens du Japon, étant encore aujourd’hui tel que l’avait conçu Musō Soseki au quatorzième siècle. Connu sous le nom de Jardin Sogen-chi, il fut le premier a être nommé « Paysage Historique Spécial » par le gouvernement japonais et, en 1994, il fut nommé site du Patrimoine Mondial Culturel par les Nations Unies. »

 

Tenryu-ji - 01- ticket

 

Personnellement, j’avoue ne pas avoir de souvenirs marquants du temple en lui-même – peut-être parce que l’un des bâtiments principaux était fermé, peut-être aussi que la fatigue se faisait un peu sentir – mais le jardin était effectivement d’une beauté et d’une majesté sans pareils. Très différent du Parc Ritsurin (un peu ma référence en matière de jardins japonais) dans sa conception, la précision de celle-ci est difficilement concevable sans l’observer par soi-même. Tout y a été pensé dans les moindres détails, d’ailleurs, je vous prierai de m’excuser car mes piètres qualités de photographe ne lui font pas exactement honneur…

 

Tenryū-ji

 

 

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