Se déplacer dans Kyoto

 

Je ne vous apprendrai rien en vous disant que Kyōto est une ville un peu grande pour qu’on la visite à pied (quoique, si on a le temps, c’est ce que je conseillerais de faire).

Lors de notre séjour là-bas nous avons opté pour plusieurs solutions. Deux en fait.

Tout d’abord, puisque nous disposions du JR Pass, il aurait été stupide de ne pas en profiter, vu que sur place, JR a des lignes faisant plus ou moins office de train de banlieue (comme je présuppose partout ailleurs au Japon) et qui désservent un bon paquet des lieux touristiques, c’est d’ailleurs ce que nous avons utilisé le 2 juin pour nous rendre à Fushimi Inari-taisha, Nijō-jō, Tenryū-ji et Arashiyama.

Mais les deux jours suivants nous avons choisi une autre option à laquelle les touristes étrangers ne pensent que rarement (et ceci pas uniquement au Japon, c’est aussi valable en France et ailleurs) : le bus. Après tout, si une ville est bien desservie par un réseau de bus pourquoi ne pas en profiter quand on la visite ? Ces bus ne sont pas réservés aux habitants de ladite ville. Certes, c’est un poil plus compliqué à utiliser que le métro, mais bon, pas besoin d’un doctorat en bussologie non plus, les bus ça a des numéros, des trajets et des horaires, il suffit peu ou prou de se saisir d’un plan et le tour est presque joué.

Si on veut se compliquer la vie et perdre de l’argent, on peut payer à chaque voyage – souvenez-vous, au Japon, on paie le conducteur en sortant du bus – sinon on peut aussi se rendre à l’office du tourisme (je présuppose qu’il y en a plusieurs, celui où nous nous sommes rendus, était devant l’entrée de la Gare de Kyōto) et acheter un passe pour la journée, qui coûtera une bouchée de pain (500 ¥) et qui vous permettra de voyager de manière illimitée dans toute la ville pour toute la journée.

 

Il suffira juste de mettre le passe dans la machine prévue à cet effet au cours de votre premier voyage de la journée (la date du jour y sera alors imprimée) puis de le montrer aux différents chauffeurs lors des voyages suivants.

Attention toutefois à l’utiliser uniquement avec la bonne compagnie de bus (au pire si vous vous trompez, vous paierez ce voyage-là en espèce et puis voila).

 

C’est à ça que notre passe ressemblait.

 

En plus de vous permettre de traverser des quartiers insoupçonnés de la ville, vous pourrez vivre des anecdotes inoubliables, comme le soir vers 18 heures, en rentrant à l’hôtel, fourbu, mais les yeux encore brillants de toutes les choses incroyables vues dans la journée, quand le jeune étudiant assis à côté de vous commencera à piquer du nez et menacera sérieusement d’utiliser votre épaule comme oreiller et qui le réalisant plus ou moins inconsciemment essaiera de se rétablir avec bien peu de succès puisqu’en réaction il s’effondrera alors de l’autre côté, sur une jeune femme, elle aussi assoupie et qui aura soudain une sacrée surprise.

J’essayai par la suite de ne pas être mort de rire quand les deux finirent leur voyage droit comme des i, n’ayant échangé ni un mot, ni un regard, et espérant que cette rencontre fortuite se termine au plus vite. Dommage, le garçon n’allait pas jusqu’au terminus… Des fois, je me dis les Japonais quand même… Cela aurait été en France ou aux US, il y aurait eu matière à une franche rigolade de la part de toute cette partie du bus (sauf que la majorité des autres passagers étaient aussi endormis ; le bus semble être l’endroit où l’on fait sa sieste au Japon, quoique je dis ça, mais parfois à Paris en rentrant du boulot en bus aux heures de pointe, il m’arrivait moi aussi de faire un mini somme coincé dans les embouteillages du côté de Châtelet), voire même un prétexte pour une conversation entre les deux résultant sur une rencontre et plus si affinités…

Et après on se demande pourquoi le Japon a un problème de natalité. Je crois pourtant que la raison en est très claire au vu de cet « incident ».

 

 

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