Organ

Sur Ogijima, pendant le Setouchi International Art Festival, sont apparues de drôles de canalisations bleues et blanches un peu partout dans le village d’Ogichō. Bien entendu, vous aurez deviné de vous-même qu’il s’agissait d’une œuvre d’art. Elle s’appelait Organ (オルガンOrgue) et c’était l’œuvre de Tomoko Taniguchi (谷口 智子).

 

 

Ces tubes étaient presque omniprésents dans le village et en plus de lui donner un aspect un peu baroque (certains diraient “steampunk postmoderne”), ils avaient une haute dimension interactive et ludique. Et en fait, je devrais utiliser le présent, car même si cela va nécessiter un certain entretien, ils sont censés rester de manière plus ou moins permanente.

Voyons quelques uns plus en détails :

 

Un de mes préférés. Il s’agit d’un des deux ou trois postes de vigie installés sur l’île. L’œilleton sur la droite est une petite longue vue permettant d’espionner le pont arrière de Meon (le ferry) quand il est au port (vous noterez les horaires juste à côté). Ensuite, si on parle dans le trou de gauche, on peut communiquer avec un autre trou quelque part sur l’île (c’est de la cas de tous ou presque) Ce qui aurait été très amusant si j’avais pu parler le japonais, j’ai essayé de communiquer en anglais, mais les réponses étaient plutôt brèves et hésitantes. En ce qui concerne le texte au milieu, sur l’espèce de hublot, je n’ai aucune idée de ce qu’il dit mais…

 

 

… voici un gros plan de celui de l’autre poste d’observation de l’autre côté du village.
Si vous lisez le japonais, c’est le moment de briller en société dans les commentaires.

 

 

Dans cet œilleton-ci, grâce à un jeu de miroirs, on pouvait voir ce qu’il se passait dans une autre pièce de la maison. Malheureusement, comme elle était vide, il ne s’y passait pas grand-chose. À côté, et je n’ai jamais réussir à établir si c’était lié à l’œuvre ou si quelqu’un, le propriétaire du lieu, l’avait juste mis là, un ventilateur soufflait sur un mobile qui créait de la musique quand ses éléments touchaient les cordes de la guitare posée juste en dessous.

 

 

Comme vous le voyez ici, il y avait aussi pas mal de pistons ici ou là.

Ils servaient à ceci :

 

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Bref, il s’agissait d’une des œuvres les plus ludiques du Festival sinon la plus ludique, ce genre de choses m’amusant facilement au point de vouloir y passer de longues minutes à essayer toutes les fonctionnalités, essayer de voir si certaines ne m’ont pas échappées et je ne sais quoi. Je vous laisse avec quelques photos de plus dans cette galerie (plus celles déjà postées au dessus) :

 

 

 

Peut-être ma photo préférée de tout le Festival. Elle le résume parfaitement à mes yeux : la mer de Seto, l'île et l'art.

 

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