Ogijima Côté Est

Je vous ai déjà montré Ogijima sous toutes les coutures… ou presque…

En effet, il y a des coins de l’île dont je ne parle que peu (voire pas du tout) ici même. Tout simplement parce que je ne m’y rends pas souvent, ou bien que je ne prends pas forcément de photos quand j’y vais.

Par exemple, si vous lisez ce blog depuis assez longtemps ou si vous avez déjà visité l’île, vous connaissez peut-être déjà la route du phare.

Mais connaissez-vous l’autre route du phare ? Celle qui passe par le côté est de l’île ?

Peut-être pas.

On peut la rejoindre depuis le village de deux façons : depuis la plage en suivant une petite route plus ou moins à travers champs, ou alors depuis le sommet du village, derrière le sanctuaire de Toyotama-hime (en vrai, il y a une troisième façon, mais elle est compliquée à expliquer en quelques mots et les chances que vous preniez cette route-là sont très faibles, donc je m’abstiendrai).

Avant d’aller plus loin, sachez que cette route (ainsi que l’autre route du phare, la route habituelle) ont à l’origine d’autres fonctions que de simplement aller au phare. Si de nos jours la forêt recouvre la majorité d’Ogijima, cela n’a pas toujours été lé cas. Il y a plusieurs décennies, l’île était surtout recouverte de champs (c’est d’ailleurs impressionnant de voir à quelle vitesse la nature a repris ses droits) et ces routes permettaient tout simplement d’y accéder. De plus, la route du côté est permettait aussi d’emmener les vaches de l’île dans ses rares pâturages.

Ah oui, si vous ne connaissez pas l’histoire des vaches d’Ogijima (je n’en ai jamais parlé en détails ici, je pense) et que vous lisez l’anglais (ou le japonais), je vous conseille cet article très intéressant sur le site officiel de la Triennale de Setouchi (et je vous invite à lire ce blog de manière régulière, il est vraiment passionnant).

Bien entendu, le long du chemin, vous aurez ici ou là de splendides vues sur la Mer Intérieure de Seto :

 

Oshima, Gokenzan et Yashima

 

Oshima

 

Puis, peu à peu, on s’enfonce dans la forêt :

 

 

 

 

Si vous n’êtes pas rassurés, ne vous inquiétez pas trop, vous ne courrez presque aucun danger. Oui, j’ai dit « presque », car n’oubliez pas que comme dans toute la région, les forêts et les campagnes connaissent une surpopulation de sangliers (causée par la dépopulation humaine). Si vous êtes à plusieurs, veillez juste à faire assez de bruit pour qu’ils vous entendent venir de loin au cas où ils ne vous auraient pas déjà sentis (l’odorat d’un sanglier étant plus affiné que celui d’un chien). Si vous êtes seul, essayez aussi de ne pas être trop silencieux. Je ne pense pas être déjà passé seul sur la route est, mais sur la route habituelle du phare, quand je le fais, je chantonne toujours un petit peu au cas où (ou je parle tout seul si j’ai des choses auxquelles réfléchir) ce qui donne parfois des situations un peu cocasses quand je tombe nez à nez avec des touristes hongkongais.

Au niveau sangliers, j’en ai croisé un sur la route ouest, une fois, il y a environ un an… Il est parti tranquillement alors que j’étais encore loin (et je n’ai pu le prendre en photo). Le week-end dernier, nous avons fait le tour de l’île avec une amie, nous en avons entendus deux, un de chaque côté de l’île. 🙂 Mais ils ne se sont pas montrés.

 

Et bientôt on arrive au phare :

 

Ensuite, vous pouvez revenir vers le village comme bon vous semble.

Notez deux choses de plus :

Si vous voulez faire le tour de l’île, il est plus facile à faire en partant depuis ce chemin côté est (donc en allant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre) car dans l’autre sens, la montée vers le chemin depuis le phare est bien plus rude qu’il n’y parait au premier abord.

Et si vous venez à cette période de l’année (janvier – février) vous pourrez admirer les narcisses pour lesquelles Ogijima était célèbre avant que la Triennale ne vienne s’y installer (elle est encore pour cette raison parmi la population de Kagawa).

 

 

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