Matsuri d’Ogijima 2016

Aujourd’hui, c’était un jour (et un week-end) très important pour les habitants d’Ogijima : c’était le jour du matsuri d’été.

Pour tout village ou quartier, le matsuri annuel a toujours une importance particulière, mais pour Ogijima, j’ai envie de dire encore plus, tout d’abord parce qu’il n’a lieu que tous les deux ans, mais aussi parce qu’il a bien failli disparaître il y a quelques années.

Mais aujourd’hui, comme bien d’autres aspects de l’île, les choses vont mieux. Quand je vois que des quatre « organisateurs », trois d’entre eux ne vivaient pas sur l’île il y a encore trois ans, quand je vois que le nombre d’enfants y prenant part grossit d’année en année (parce que le nombre d’enfants sur l’île augmente) je me dis que le futur est bien plus positif que dans de nombreux autres endroits du Japon rural.

Bon, sinon, si vous êtes habitués aux matsuri grandioses, ou alors aux matsuri un peu tarés ou très pittoresques, vous allez être déçus : le matsuri d’Ogijima est très calme, presque intimiste, voire « doux. »

Notez aussi que ceci n’est que la fin du matsuri qui dure presque trois jours, des cérémonies ont aussi lieu le vendredi et samedi soir à la nuit tombée, mais rares sont les non-résidents à y assister.

De plus, si les photos et la vidéo sont de qualité très perfectible, c’est parce que je me refuse à « m’incruster » aux premières loges, je laisse ces places aux locaux pour qui tout cela a bien plus d’importance que moi, surtout les anciens de l’île qui attendent longtemps ce moment avec beaucoup d’émotion, en se disant certainement que c’est la dernière fois qu’il y assistent pour les plus âgés d’entre eux.

 

 

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Après le matsuri, vu qu’il faisait très chaud, nous n’avons pas trop traîné dans l’île, mais nous sommes posés à Onba Factory pour le reste de l’après-midi.

Sur place, des étudiants de l’Université de Kagawa étaient en « stage » :

 

Onba Factory - 01

 

Bon, là, ils servaient des warabimochi, mais sinon, ils font partie d’un groupe d’étudiants avancée (Master, Doctorat) qui travaille sur la revitalisation des îles (oui, il y a un tel programme à l’université) et des étudiants viennent de plus en plus souvent sur Ogijima pour apprendre à connaître l’île et sa culture, faire des « travaux d’intérêts généraux » et autres. Il faudra que je me renseigne plus sur ce programme un de ces jours.

Ah oui, quelque chose d’intéressant dans la partie « expo » d’Onba Factory. Onba à l’origine, ça veut dire quelque chose comme « landau », puis dans certains coins en général et sur Ogijima en particulier, ils ont évolués en chariots à tout faire, avant de devenir oeuvres d’art sur Ogi.

Monsieur Oshima a récemment déniché deux onbas « originaux » qu’il a mis avec les Works Onba exposés :

 

Onba Factory - 02

 

Onba Factory - 03

 

Onba Factory - 04

 

Oh, une dernière chose que je ne rappelle peut-être pas assez souvent. Hier sur Shodoshima, j’ai croisé un Parisien avec qui j’ai un peu discuté, et il me parla de Megijima et Ogijima, mais il y avait un petit problème. Il prononçait ces noms avec une lecture francophone de la transcription, en d’autres termes, [Mejijima] et [Ojijima]. Je n’ai osé le corriger (j’ai juste bien pris soin d’insérer les deux noms dans mes phrases histoire qu’il les entende). Au cas où vous seriez tombé dans la même erreur, je vous rappelle que les Romaji (la transcription du japonais en alphabet) suivent des règles de prononciation précises, plus proches de l’anglais que du français, et que le « g » sera « dur », donc en suivant les règles du français, il faudrait écrire 男木島 Oguijima (voire Oguidjima) et 女木島 Méguijima (voire Méguidjima).

🙂

 

 

 

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