Luck Exists in the Leftovers

Aujourd’hui, je vous emmène à , un charmant petit village sur la côte de sud de Teshima (on peut voir Ogijima de la côte), pour vous présenter l’une des œuvres qui m’a laissé le plus dubitatif du festival.
Il s’agit de Luck Exists in the Leftovers (残り物には福がある – Le chance existe dans ce qu’il reste) de Claire Healy & Sean Cordeiro.
Quelques lignes pour vous la décrire, puis les photos parleront d’elles même.
Quand on entre dans le bâtiment en question, on passe d’abord par une cour intérieure, presqu’un atrium, comme c’est souvent le cas dans ces maisons japonaises traditionnelles, sauf qu’au lieu d’y trouver un jardin ou une cour à proprement parler on tombe sur un chantier… De la terre retournée, des trous plus ou moins profonds et des passages se faufilant entre ces trous pour accéder à la maison à proprement parler.
Et quand in arrive dans l’entrée de celle-ci, on tombe sur ça :

Bref, nous sommes bel et bien sur un vrai faux chantier de fouilles archéologiques (il y a même des os dans ce trou au milieu de l’entrée).
Et quand on entre dans la pièce principale de la maison, c’est sur cela que l’on tombe :
Oui, il s’agit bien d’un squelette de tyrannosaure, ou du moins une reproduction à l’identique.
Comme beaucoup d’entre nous, j’adore les dinosaures depuis tout petit et je ne boude jamais mon plaisir quand je me retrouve face à l’un d’entre eux (oui bon, un squelette de l’un d’entre eux) même s’il ne s’agit que d’une reproduction. Néanmoins je me demande le « pourquoi » d’avoir ainsi choisi un squelette de tyrannosaure comme le point central d’une œuvre dans une maison traditionnelle japonaise dans le village de , sur l’île de Teshima au milieu de la Mer de Seto.
Et pour en rajouter une couche, le pourquoi des ces boîtes pour soutenir le squelette et le pourquoi des cordes pour saucissonner boîtes et tyrannosaure ensemble…
Mais bon, même si le concept me dépasse totalement, je n’ai pas boudé mon plaisir de me retrouver dans la même pièce qu’un squelette de tyrannosaure. Et c’est ce qui compte, non ?
L’esprit du tyrannosaure a dû avoir fait ça.
Quelques photos de plus sur le site officiel des artistes.
De plus, vu que la majorité des artistes occidentaux du Setouchi International Art Festival étaient australiens, en particulier à Kō où sur les quatre œuvres exposées trois étaient faites par des Australiens, le gouvernement australien a fait un petit site sur ceux-ci qui est vraiment bien fait je trouve : An Australian Journey in Setouchi (il va sans dire que le site est en anglais et en japonais).

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