Harajuku Girls, Omotesandō Shopaholics & Shibuya People (19e jour – 6 juin 2010 – quatrième partie)

Pour rattraper la déception d’Akihabara (ou pour en finir avec tous les lieux soi-disant mythiques de Tokyo, au choix), notre destination suivante fut Harajuku.
Une fois de plus, j’y suis allé uniquement à cause de tous les trucs que j’ai entendus dessus, essentiellement des clichés à moitié faux devinai-je, surtout quand cela provenait de journalistes et autres reportages mal fagotés sur le Japon comme on en voit un peu trop ces temps-ci j’ai l’impression.
Bilan ? Un endroit super kitsch, surpeuplé et dont l’intérêt est nul si on a plus de 18 ans. J’espérais au moins croiser quelques cosplayers histoire de dire que j’en ai vus au Japon, mais les pires freaks que j’ai croisés dans ce quartier étaient les touristes américains.
Bon j’éxagère, il y avait aussi ça, vues dans Takeshita-dōri :
D’ailleurs, j’ai remarqué un truc au Japon à propos des filles qui s’habillent « bizarrement » (cosplay, lolitas et autres). Au risque de briser les rêves de certains Français fantasmant sur elles (ou plutôt de me les aliéner, j’espère qu’ils ne constituent pas une partie conséquente de mon lectorat), je les trouve particulièrement moches en général. Je veux dire, pas à cause de leurs vêtements excentriques, non, juste moches… Des visages allant d’inintéressants à franchement laids et des corps en corrélation avec ça. J’ai même une théorie à deux centimes là-dessus. Théorie basée uniquement sur une intuition et étayée avec rien du tout : si elles s’habillent ainsi c’est pour choper des mecs que ça fait fantasmer, parce que sans ça, elles auraient toutes les chances de rester célibataires. Attention, je ne les blâme pas. Si je dois blâmer quelque chose, c’est un système socio-médiatique les poussant à faire cela parce que les hommes de leur pays n’ont pas toujours les yeux en face de la réalité quand il s’agit de la gente féminine. Mais gardons nous bien de généraliser quoique ce soit, nous dirions certainement de grosses bêtises.
Bref, passons et rendons-nous à Omotesandō que l’on appelle souvent les Champs-Élysées tokyoïtes et effectivement, le surnom n’est pas totalement usurpé. La seule différence majeure semble être que les Champs-Élysées sont un axe « stratégique » de Paris, dans sa symbolique et tout le reste, alors qu’Omotesandō à l’air de se trouver là un peu au hasard et sans raison apparente. J’exagère un peu, je sais qu’elle fut percée pour être la route principale pour je rendre à Meiji-jungū, mais ça ne saute pas forcément aux yeux. Au final, cette localisation un peu aléatoire de cette rue me semble bien en accord avec la dimension plutôt chaotique de l’urbanisme tokyoïte, voire japonais. On m’informe aussi qu’une autre différence c’est qu’Omotesandō n’est pas envahie de racailles.
Qu’y-a-t-il d’intéressant dans cette rue ? À peu près rien du tout, sauf si vous aimez le shopping de marque et de luxe, ce qui n’est pas mon cas, et entre nous, même si vous en êtes fans, expliquez moi l’intérêt d’aller perdre votre temps (précieux si vous avez fait 10 000 km pour passer quelques jours au Japon) pour aller acheter des produits que l’on retrouve à l’identique partout dans le monde, vendus dans des magasins qui sont des clones les uns des autres. Enfin bon, chacun son truc.
Deux bâtiments notables toutefois : Omotesandō Hills, conçu par Tadao Andō et qui est extrêmement intéressant comme toutes ses œuvres (j’aurai bientôt l’occasion, dans quelques semaines, de vous reparler de lui, les plus perspicaces auront déjà compris pourquoi). Malheureusement, il est interdit d’y prendre des photos. L’autre bâtiment était à la fois flippant et hilarant. Il s’appelle Oriental Bazaar et c’est un magasin pour touristes, mais version XL (le site officiel laisse supposer un magasin beaucoup plus classe qu’il ne l’est vraiment ; quoiqu’à leur décharge, je ne suis pas monté à l’étage, peut-être y a-t-il réellement des vrais antiquités). On y trouve dedans toute sorte de produits japonais « traditionnels » à destination des touristes. Je crois qu’on peut diviser les produits en vente dans ce magasin en trois catégories :
  • Les trucs super kitsch dont je me demande en permanence qui cela peut bien intéresser (réponse : beaucoup de monde quelque soit le pays où l’on se trouve).
  • Des articles « traditionnels » sauf que s’ils l’étaient vraiment, ils seraient à des prix inabordables pour de simples touristes en goguette et ils ne seraient pas en vente dans un tel magasin (je suspecte l’étiquette de ces produit d’annoncer « made in China »).
  • Des produits plus ou moins artisanaux, mais cette fois-ci hors de prix pour ce qu’ils sont réellement. Si dans la ligne d’avant je faisais allusion à des kimonos et des katanas à moins de 150 €, là je fais allusion à des baguettes à 20 € en gros (et qui ne doivent pas en valoir plus de cinq).
Le magasin était envahi de touristes américains le dévalisant tout en ayant l’impression de découvrir l’artisanat japonais.
Évidemment, ce magasin n’est pas sans rappeler son homologue japonais en France, à savoir le Mitsukoshi de Paris, qui ne vend pas la même chose qu’au Japon puisque celui-ci vend exclusivement des produits français (hum, hum) à une clientèle exclusivement japonaise (au 25 boulevard des Capucines pour les plus curieux d’entre vous et si vous êtes à Paris).
Finalement, nous terminâmes notre visite de cette partie de Tokyo par l’inénarrable Shibuya dont je ne vous dirai pas grand-chose, tout ayant été plus ou moins dit à propos de ce quartier. La seule chose vraiment notable en fait, c’est qu’alors que je m’attendais à le détester à peu près autant qu’Akihabara et Harajuku, je l’ai en fait presque bien aimé… Je ne sais pas pourquoi ; peut-être parce qu’il y avait une énergie assez intéressante qui s’en dégageait (et une atmosphère vraiment cosmopolitaine contrairement aux deux autres quartiers précités), peut-être à cause des petites rues tortueuses qui fraient des passages entre les grands buildings…
Maintenant la foule étant ce qu’elle est (et nous étions dimanche soir, je présuppose que c’est bien pire certains autres jours et certaines autres heures) ce quartier m’intéresse, certes, mais à doses homéopathiques.
Quelques jours avant le début de la Coupe du Monde, d’immenses affiches honoraient les joueurs ici ou là, à un moment où je l’avoue avec honte, je n’aurais pas misé un kopeck sur eux.
À gauche, vous aurez reconnu Hachikō. À droite cet homme à la chemisette bleue et aux lunettes rondes se demande pourquoi je le prends en photo.
Moi aussi d’ailleurs.
Je terminerai cet article par mon triptyque vidéo du carrefour de Shibuya (une fois de plus vous excuserez les panoramiques mal assurés, il faut vraiment que je m’améliore de ce côté-là). Je l’ai intitulé : Les Trois Vues du Carrefour de Shibuya en l’honneur de qui vous savez. 🙂
  • Vue 1.
  • Vue 2.
  • Vue 3. Dans cette troisième vue (on les devine aussi dans la deuxième vue), vous noterez (je zoome sur eux) un groupe de Gaijin déguisés courant vers le centre du carrefour, prenant diverses poses plus ou moins amusantes immortalisées par un de leurs compagnons, puis courant vers le trottoir quand la circulation automobile va reprendre, pour revenir au centre du carrefour dès que le feu repasse au rouge. Ils ont répété ce manège une bonne dizaine de minutes et je serai curieux de voir le résultat (si quelqu’un, par le plus grand des hasards aurait trouvé ceci sur le net, je suis preneur).


View 6 juin 2010 – Tokyo in a larger map


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