Au Revoir Japon… (Jour 9 : 26 mai 2009)

Ce 26 mai 2009 fut donc le jour du départ et le moment de dire au revoir au Japon. J’étais assez triste de quitter Takamatsu, mais j’avais aussi la sensation que j’avais vécu tout ce qu’il y avait à vivre dans cette ville pour un tout premier contact. Oui bon ce n’est pas totalement vrai, il y a tout un tas de trucs non-touristiques que j’aurais aimé faire, comme chaque fois que je veux découvrir une « vraie » ville, mais je pense aussi que pour que ce puisse être le cas, il faut vivre dans cette ville, et dans le cas particulier de Takamatsu, j’ai aussi besoin de mieux connaître la culture japonaise, sans parler de la langue. Donc ce sera pour de futurs voyages.

Donc, ce matin-là, nous avons pris le bus pour retourner à l’Aéroport du Kansaï. Les au revoir avec la famille de 康代 furent aussi étranges que l’accueil à l’arrivée pour l’Occidental que je suis. Pas de bises, ni d’embrassades, ni rien de la sorte, juste des paroles, des « au revoir », des « merci », des « prenez soin de vous ». Dans le bus, il y avait un autre Gaijin (Je le présuppose australien… Américain peut-être… Je ne sais pas, je ne l’ai pas entendu parler, il voyageait seul) ce qui me fit toujours cette drôle d’impression. Comme je l’ai déjà mentionné, je m’étais habitué à être « le Gaijin (de service) » partout où j’allais, et je sais pas si cela me faisait me sentir unique ou quoi, mais je voyais souvent d’un mauvais œil cette compétition qui arrivait de temps en temps et de nulle part, comme si j’avais oublié que je n’étais pas le seul Occidental au Japon. Mais d’un autre côté, c’était bienvenu et de circonstance, vu que ce voyage en bus était le début de la fin de mon séjour au Japon et en Asie, et qu’il signalait aussi le début de ma « re-entrée » progressive dans le monde occidental. Et effectivement, à partir de ce moment précis et jusqu’à mon arrivée à Paris s’opéra un glissement progressif entre la proportion d’Asiatiques et d’Occidentaux autour de moi, allant de « pratiquement aucun Occidental » jusqu’à « pratiquement aucun Asiatique » (pas exactement le cas à Paris, mais bon, vous voyez ce que je veux dire).

Et cette sensation se confirma bien sûr à l’Aéroport du Kansaï où le nombre d’Occidentaux était plus conséquent au point de pouvoir utiliser le pluriel, et arrivés à Hong Kong – où nous transitions de nouveau – il était bien sûr assez important pour qu’on ne fasse plus attention à moi dans la rue.

Mais avant d’en arriver là, nous avons d’abord traversé Kobe et pour une raison que j’ignore, nous avons un moment quitté l’autoroute pour circuler dans la ville, ce qui me permit de voir une grande ville japonaise au niveau de la rue. L’autoroute elle aussi passe au milieu de la ville, mais sur des ponts/viaducs (souvent à plusieurs niveaux) qui placent les véhicules à plusieurs mètres -voire dizaines de mètres- au dessus du sol. C’est en fait assez impressionnant.

Je pus aussi voir un peu plus d’Osaka depuis l’autoroute (même si celle-ci ne traversait pas vraiment la ville). Je ne sais pas si nous avons pris une route différente de celle de l’aller ou si tout cela m’avait échappé à cause du décalage horaire et de la confusion générale qui emplissait mon esprit à ce moment-là, mais je pus apercevoir un certain nombre de nouvelles choses. Parmi elles, Universal Studios (ce qui me sembla surprenant, mais après tout, il y a bien un Disneyland à Paris, alors pourquoi pas un Universal Studios à Osaka), le quartier où 康代 a vécu il y a quelques années (nous l’avons vu de très loin) et un quartier résidentiel qui semblait presque américain (maisons et jardins, tous construits plus ou moins en même temps, dans le même style, le long d’une rue construite elle aussi pour l’occasion) sinon pour les toits japonais.

Être dans l’Aéroport du Kansaï pour la deuxième fois était intéressant, presque amusant, car là où une semaine plus tôt je m’étais senti si perdu et confus, j’avais maintenant une sensation de presque familiarité. Les mêmes magasins me semblaient « normaux » cette deuxième fois, au point de savoir dans lequel aller pour acheter ceci ou cela. Même chose pour les restaurants, désormais je savais même lire Takoyaki  たこやき et Udon うどん !!!.

Quant aux masques chirurgicaux, ils étaient encore plus communs que le première fois, la paranoïa continuait d’envahir le pays. Bon, je me moque, mais pour être honnête, il faut bien reconnaître qu’au moment où j’ai écrit ces lignes pour la première fois (en juillet 2009), la psychose commençait à bien attaquer la France aussi (et certainement le reste de l’Occident avec), à cette époque, j’avais même vu des masques en vente au Monoprix du coin !!! Je crois que c’est la toute première fois que j’en voyais en France en dehors d’un hôpital (sauf portés occasionnellement par un Japonais, bien entendu). Je n’ai encore jamais vu d’Occidental en porter. Je pensais un temps que cela risquait à bientôt arriver, même si à Paris, nombreux sont ceux qui préféreraient mourir plutôt que de porter un truc qui porterait une telle atteinte à leur style vestimentaire.
(NdR : comme vous vous  en doutez, ce paragraphe a été re-écrit depuis cet été-là, mais c’est très intéressant de se repencher sur cet évènement intéressant que fut l’épidémie de grippe H1N1)

Et pour en revenir aux masques chirurgicaux, il faut bien avouer que quand je vois de tels masques sur un salaryman ou une fille un minimum stylée, ça jure carrément avec leur style vestimentaire. Je suis même surpris qu’il n’en existe pas de différentes couleurs, noir pour les salarymen, rose pour les filles Hello Kitty, etc…

Mais je dois aussi avouer que parfois un tel masque porté par une fille habillée sexy acquiert soudain une dimension presque érotique insoupçonnée. Mais mes amis disent que je suis tordu parfois.

Puis le moment de dire au revoir au Japon arriva. Nous survolâmes Shikoku, Kyushu, la Mer de Chine Orientale, Taïwan, et arrivâmes à Hong Kong alors que le soleil se couchait…

Ici s’achève le récit de mon premier voyage au Japon.

Mais la suite de mes aventures au Japon, c’est pour fin mai, même s’il faudra très certainement patienter jusqu’à fin juin pour que j’en fasse le récit ici.

Mais ne vous inquiétez pas, je ne vais pas laisser ce blog dormir en attendant, je continuerai bien entendu à l’alimenter avec diverses choses liées au Japon.

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